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La dernière offensive

A l’issue de cette dernière offensive le Bataillon reçut sa deuxième citation à l’Ordre de l’Armée :

«  Le 43e Bataillon de Chasseurs à Pied, vaillant bataillon, modèle de discipline, d’allant et de bravoure qui, sous les ordres du Commandant Michelin, n’a cessé du 25 septembre au 29 octobre 1918 dans les Flandres, de fournir les plus grands efforts.

A contraint l’ennemi à se replier et l’a poursuivi avec la dernière énergie en atteignant d’un seul bond la rive gauche de la Lys.

Le 29 octobre malgré la faiblesse de ses effectifs a attaqué les positions défendues par un ennemi supérieur en nombre, les a enlevées de haute lutte, conquérant tous ses objectifs, capturant des prisonniers et des mitrailleuses. « 

23 octobre : A la poursuite de l’ennemi à Wareghem (Belgique Flandres)

Le colonel Dussauge commandant le 13e Groupe de Chasseurs met en ligne ses 3 bataillons : 41e, 43e et 59e bcp

26 octobre : Les reconnaissances offensives du 13e groupe gagnent du terrain sur la cote 28 et chassent l’ennemi de plusieurs fermes à l’est du Maalbeck

28 octobre : le 13e groupe reçoit l’ordre d’enlever les passages sur le Maalbeck. En 1ere ligne 41e et 43e, en reserve 59e.

Le 43e bcp a pour objectif la ferme de Gold Te Vald Kerkem, le moulin, le bois de Meerlan. Le terrain d’attaque est partout difficile, marécageux, coupé de ruisseaux larges et profonds. Les fermes et les moulins formant enceinte sont également entourés d’eau et de fossés fortement défendus. Leurs abords sont des pâturages où les clôtures de ronces font un véritable lacis.

ferme1

ferme2

La ferme

 

 

moulin2

Le moulin

 

bois merlan

Le bois 

Dans la nuit du 28 au 29 les dernières reconnaissances de terrain sont effectuées, des passerelles sont construites pour le franchissement des ruisseaux. Le 29 au matin après une courte préparation d’artillerie, les 7e et 8e compagnies attaquent au pas de course, précédées des pionniers qui jettent leurs passerelles. La 7e cie en plusieurs groupes aborde le moulin, se rue sur les défenseurs qu’elle capture. Puis à la nuit tombante, la 7e cie commandée par le lieutenant Westrich attaque la ferme perdant un tiers de son effectif mais réussit à la prendre.

La 8e cie en un bond rapide atteint les objectifs mais la situation des assaillants devient critique. La compagnie est prise à partie par les mitrailleuses, battue par un tir précis de 77, menacée par une contre-attaque par le bois. Il faut s’organiser, se terrer dans le marais, s’abriter dans les ruisseaux. Le commandant de compagnie lieutenant VILLA est tué. Les blessés et les brancardiers ont impitoyablement mitraillés par les boches et la compagnie doit garder ses blessés ou les emporter par le lit d’un ruisseau, de l’eau jusqu’au ventre. La 8e cie perd aussi un tiers de l’effectif mais conserve tout le terrain conquis.

champ villa

 Terrain découvert où est tombé le lieutenant Villa ainsi que le brancardier Albert Martin qui essayait de lui porter secours

Merci à Patrick Mestdag qui a retracé le parcours du 43e bcp en Flandres :

http://www.forumeerstewereldoorlog.nl/viewtopic.php?t=19209