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Bezonvaux

 La période a été dure, surtout à cause du temps : boue dans laquelle les hommes n’ont pas arrêté de patauger, pluie, vent, bourrasques de neige et de grêle, et avec cela un service chargé car les boches étaient assez remuants. Ils ont essayé deux coups de main sur le bataillon mais n’ont rien pu faire…Nous avons eu quelques pertes et aussi quelques pieds gelés. Les hommes ont beaucoup souffert et pourtant on pouvait compter sur eux. « 

Lettre du capitaine Roy, décembre 1917

21 novembre : Violent bombardement tir de barrage français en avant du quartier

24 novembre :  Tir de repérage de l’artillerie ennemie de midi à 16 h. Le Commandant demande le tir de barrage. Duel d’artillerie. Pertes : 6 tués, 14 chasseurs blessés, Lieutenant Ory blessé. Les pertes ont été subies par des 75 pour la grosse part.

PRUES Pierre

Né en 1889 à Moulis (Ariège) résidant à Paris

« Modèle de sang froid et de belle énergie, tué à son poste de combat à Bezonvaux (Verdun) »

ORSET Marius

Né en 1886 à St Jean le vieux (Ain) résidant à Lyon, laitier

Blessé à Rancourt le 6/10/1916, blessé à Craonne le 2/7/1917. Tué le 24/11/1917 à Bezonvaux devant Verdun au cours d’un violent bombardement

PLASSE Jean Claude

Né en 1890 à Bourg de Thisy (Rhône), ouvrier

« Fusilier mitrailleur d’un très beau courage s’est fait remarquer par son sang froid et son activité pendant la période du 16 au 24 juin 1917. Tué le 24/11/1917 en faisant bravement son devoir au cours d’un bombardement d’une violence exceptionnelle devant Verdun. »

COUETTE Emiland

Né en 1884 à St Agnan (Saône et Loire) faïencier à Digoin (71)

Citation :  » A rendu de grands services depuis le début de la campagne, a mérité toute la confiance de ses chefs dans la période du 4 au 8 octobre 1916. »

Blessé le 18/6/1917 à Hurtebise cité à la 164e DI :

« Fusilier mitrailleur modèle de courage et de dévouement sous un violent bombardement par un tir calme et précis a contribué à arrêter l’avance d’un ennemi agressif. »

« Chasseur d’élite le 25 juillet 1917 a mis calmement son fusil mitrailleur en batterie au moment où une attaque allemande se déclanchait. »

« Chasseur d’élite au front depuis le début n’a cessé d’être pour tous le plus bel exemple de résolution souriante. Tué le 24 novembre 1917 en mettant son fusil mitrailleur en batterie. »

SIMON Paul André

Né en 1891 à Anould (Vosges), relieur

« Sergent d’une bravoure à toute épreuve. Le 24 novembre 1917 a su maintenir par son exemple sa section sous un feu de toute violence. Mortellement frappé devant Verdun. »

BELIN Marcel

Né en 1888 à Charme-lès-Baigneux (Côte d’Or) ouvrier agricole

TRIDENT Jean

Né à Marseille (Bouches du Rhone)en 1885

« Très brave caporal grièvement blessé à son poste de combat. Mort des suites de ses blessures le 21/11/1917. »

CASPAR Paul

Né à Loos (Nord) en 1897

Tué lors d’une mission le 17 décembre 1917

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Inhumé dans la crypte du cimetière de Loos

26 novembre à 0h30  : L’ennemi tente un coup de main. Une trentaine d’Allemands ont surgi de la tranchée en 2 colonnes par un. Aux 1ers obus tirés et obéissant à la consigne les Petits Postes se repliaient sur la ligne de résistance. Le groupe ennemi s’avançait sur la tranchée des Zouaves pour encercler le Petit Poste Ebener. Deux fusils mitrailleurs transformaient en une fuite folle cette manœuvre audacieuse.

Citation à la Division du chasseur Louis DREVET :

« Fusilier mitrailleur d’élite d’un courage à toute épreuve, le 26 novembre 1917 par son tir rapide et précis a mis en fuite un groupe ennemi qui tentait un coup de main sur nos petits postes. »

  

 28 novembre à  6 h : Coup de main exécuté à l’heure indiquée et suivant le projet approuvé. Le 1er groupe était soumis dès le départ de la tranchée à un feu de mitrailleuses. Le 2ème groupe abordait le réseau où il était accueilli par des coups de feu et un barrage de grenades. L’effet de surprise était raté. Le sous-lieutenant Villa en tête du groupe faisait lancer les grenades dans la tranchée ennemie puis rentrait dans nos avant-postes. L’ennemi n’a réagi en aucun cas.

vitriers bezonvaux                    

Verdun

1er novembre 1917 : Départ pour Verdun

Retiré du secteur de Reims, le 43e bcp est en ligne à Verdun du 4 novembre au 17 décembre, sans relève, dans le secteur de Bezonvaux, bois des Caurières.

caurieres

La crête des Caurières à Verdun, novembre 1917

Au sommet de la crête des Caurières une première ligne sans réseaux, sans tranchée profonde ni boyaux d’accès continus, sans abris. Cette crête est prise d’enfilade par les batteries de la Woëvre.

Au début de novembre 1917, la lutte était encore chaude et journalière sur la rive droite de la Meuse. Le secteur de Bezonvaux offrait à l’ennemi l’occasion d’écraser, sans danger de riposte sérieuse, la garnison qui l’occupait. Dans ce secteur inorganisé, inorganisable, où les lignes consistaient en des trous d’obus, où les hommes vivaient dans la boue liquide, à 50 mètres à peine d’un ennemi solidement retranché, dans ce secteur perché à gauche sur la crête d’Hassoule, encaissé à droite dans le fond de Bezonvaux, séparé de ses bases de ravitaillement par un formidable ravin qu’enfilaient les mitrailleuses et que le bombardement avait transformé en une succession d’immenses entonnoirs, dans ce secteur où il était impossible de faire le moindre mouvement, et où à tout instant on était menacé d’être attaqué et culbuté dans le cloaque bourbeux du Fond des Rousses, le bataillon fit preuve d’une endurance, d’une ténacité, d’un courage qu’il n’a pas dépassé dans ses plus belles heures…

Commandant Michelin

 

Récit du sergent Louis Poot :

« Le 5 novembre 1917, nous allons en ligne à Bezonvaux par des pistes où l’on enfonce dans la boue : nous passons la nuit dans de petits abris plein de boue. Le 9 au soir, nous montons en 1ère ligne. Nous sommes de sentinelle toute la nuit dans la boue jusqu’aux genoux. Aucun repos ; il fait froid, la pluie tombe sans arrêt et les obus aussi. Le 9 il pleut, le 11 il pleut. Le 12 novembre, notre trou d’obus est repéré par un avion ; les 130 tombent presque sur nous ; chaque éclatement nous couvre de boue. Mon équipement et ma capote ne sont qu’un bloc de boue. A cause de cette boue, nous ne pouvons creuser ni tranchées ni abris. Nos outils ne peuvent être utilisés, car on ne peut en détacher la boue qui y adhère ; il faut creuser avec les mains… »

 

 

 

 

           

 

 

Loin de Verdun

Lieutenant Roy, 28 février 1916 :

« Les boches ont la manie dans ce coin de venir alerter à tous propos les postes et de venir couper les fils de fer sans prévenir. Ils nous bombardent aussi pas mal. Nos abris ne sont pas du modèle le plus récent. Il est évident qu’ils ne résisteraient qu’à des petits obus. Dans un séjour assez long en première ligne avec des bombardements, on se fatigue et tout demande un effort. On se calme pourtant facilement en songeant à ceux qui sont aux environs de

Verdun. »

43ème BCP033 (2)

Officiers du 43e bcp dans le bois du Haut des Trappes forêt de Parroy, fevrier 1916

 

22 fevrier 1916

L’ennemi canonne assez violemment le PA1 (Poste Avancé) de Chenicourt avec des obus de gros calibre. Le chasseur SUCHET de la 7e cie est tué, le chasseur Marmorat blessé.

Suchet Champenoux (2)

Marius SUCHET ouvrier en soie à Tenay (01), inhumé à la NN de Champenoux (54) classe 1907

29 fevrier 1916 vers 23 heures l’artillerie ennemie bombarde le village de Jeandelaincourt avec 4 obus de gros calibre. Au cours de ce bombardement le brancardier BONNARDEAU  est tué.

Charles BONNARDEAU classe 1903 vigneron à St Aubin Côte d’Or.