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Bataille de la Marne 1918

18 juillet 1918 Bataille de la Marne

«  A l’attente des derniers jours qu’obsédait malgré tout le souvenir de la surprise de l’Aisne, à la précipitation de la mise en place, ont succédé la tranquille acceptation et le souci tout court de la bonne conduite des unités. Au fond, depuis un mois, nous vivions impatients de partir à l’offensive, de décoller des réseaux avancés de la capitale où nous avait acculé le repli récent… On nous en avait retirés fourbus, diminués, stupéfaits ; mais découragés ! Jamais.

Tout de même, cette attaque, ordonnée brusquement, ici, sans grands moyens d’artillerie, n’était pas sans nous inquiéter. Mais le terme « attaque générale » porte toujours en soi une force propre, communicative ; et puis, des unités américaines allaient pour la première fois, combattre à nos côtés, celles-là mêmes qui participaient hier à nos manœuvres ou qui fêtaient avec nous le 14 juillet. « 

Commandant Michelin – « Présents »

Suite à cette offensive le 43e bcp reçut sa première citation à l’ordre de l’Armée :

«  Durant toute cette offensive, le 43e bataillon qui a eu la chance de conserver à sa tête le Commandant Michelin, officier supérieur de tout premier ordre, a exécuté une série d’opérations dont certaines avec coopération de chars d’assaut, qui mériteraient d’être citées comme des modèles de la tactique de détail des champs de bataille. « 

Lt Colonel Dussauge commandant le 13e Groupe de Chasseurs

  » Le Bataillon vient une fois de plus de se battre rudement pour reprendre le terrain perdu, en redescendant cette fois le calvaire monté du 29 mai au 4 juin. Tout le monde s’est conduit de manière brillante et le Bataillon s’est montré entre tous digne de la victoire qui nous sourit. « 

Commandant Michelin

 » Puis, au moment où l’on espérait être envoyé au vrai repos, vite, en auto, on nous a transportés pour l’offensive du 18 juillet. En cinq jours nous avons avancé de 15 kms mais nous avons perdu du monde : les Lieutenants Blum, Harasse et Fresson. Le Capitaine de Gouvello a eu son cheval tué sous lui… »

Récit du Chasseur Donville

 chevillon

 Chevillon

18 juillet 1918  – Le Bataillon se place en avant-postes à l’est de Chézy-en-Orxois. La mise en place des unités se fait sous un orage d’une violence extrême. 

Les objectifs du bataillon sont : 1° la route Chevillon-Monnes 2° Montmanjeon 3° Sommelans 

En 1ère ligne à gauche 9ème compagnie et Section de Mitrailleuses 

A droite 8ème Cie et SM en soutien 7e Cie et 2 SM, Groupe Franc et Pionniers 

A 4h15 : déclenchement de l’attaque appuyée par une section de chars :

 char

Char Renault FT et Chasseur du 43e bcp – Bataille de la Marne 1918

   D’un seul bond le Bataillon arrive à l’est de Cointicourt sur la route Chevillon-Monnes. Le 1er objectf est atteint malgré le barrage et les feux de mitrailleuses.

 La progression continue. 50 Allemands faits prisonniers.

A 7h : 2ème objectif presque atteint, la progression est gênée par le retard du 54ème BCA.

Nombreux prisonniers, capture de 3 mitrailleuses 2 mortiers + 1 batterie d’artillerie. Progression sur Montmanjeon.

A 13h : progression arrêtée par un nid de mitrailleuses et un canon sur la croupe entre Cointicourt et Breuil. L’avance devient impossible sans l’appui de la 47ème DI.

A 14h : une tentative de progression à l’est du pont de Cointicourt est arrêtée par des tirs serrés venus du nord du Rû d’Allan.

A 18h : la 47ème DI avance, le Bataillon est engagé sur la crête des Boqueteaux

Un bataillon américain se met en place, le Commandant Michelin prend avec lui le Commandant de ce bataillon.

soldat us

Soldats américains – dessin de P.A. Bouroux du 43e bcp

 

Pertes de la journée : 2 officiers tués 15 chasseurs tués 54 blessés.

Lieutenant Blum

Cliquez sur le lien vers l’article sur le lieutenant Maurice Blum

 

Lieutenant Maurice HARASSE

Né en 1888 à St Dié (Vosges)

Harasse NSF

Fernand BARANGER

Né à Marçay (Indre et Loire) en 1892

Baranger NSF2

 

Georges BAUDEWYNS

Né en 1895 à Avrechy (Oise)

Blessé le 18/7 Mort des suites de blessures le 29 août 1918

 » Fusilier mitrailleur d’un courage et d’un allant remarquable. Blessé grièvement en abordant une mitrailleuse ennemie près de Chevillon. »

Pierre DELMAS

Né en 1892 à Montauban (Tarn)

Delmas NSF2

 

Emile FLAMBEAU

Né en 1898 à Paris

Maurice GALLIEN

Né en 1895 à Safres (Côte d’Or)

Antoine GOURDY

Né en 1890 à Germigny (Cher)

 » Sergent sous-officier d’élite d’une bravoure légendaire. Après avoir montré pendant toute la campagne la valeur de son héroïsme a trouvé une mort glorieuse le 18 juillet 1918 en se portant avec sa vaillance habituelle à l’assaut des positions ennemies devant Chevillon. « 

Croix de Guerre avec Palme

 

René JACOB

Né en 1896 à Orcevaux (Haute Marne)

jacob_rene

Jacob NSF2

 

Raymond DACHICOURT

Né à Wimille residant à St Martin-Boulogne (Pas-de-Calais)

Auguste JEUDY

Né en 1896 marinier à Gray (Haute Saône)

Jeudy Chambry2

 

Pierre MOTHERON

Né en 1897 à Pitgam (Nord)

Louis PELLIER

Né à St Denis d’Orques (Sarthe) en 1888

Nestor POUILLE

Né à Denain (Nord) en 1890

 » Adjudant chef de section d’une bravoure remarquable. Tombé glorieusement en entraînant dans un élan superbe tous ses chasseurs à l’attaque devant Chevillon. »

Pouille NSF3

 

Guillaume REAL

Né en 1895 à Eaunes (Haute-Garonne)

Charles TIRAND

Né en 1898 à St Jean de Beauregard (Seine et Oise)

Marcel REBOUILLAT

Adjudant, né à Paris en 1889, gardien de la Paix à Paris

Rebouillat Vanves3