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Retour à la forêt de Parroy

Récits du sergent Louis Poot :

 » Nous retournons en Lorraine et nous passons l’hiver aux avant-postes dans la forêt de Parroy. Je fais partie du Groupe Franc. Je participe à plusieurs coups de main sur les « Ouvrages Blancs » en avant d’Emberménil. Les Américains participent à plusieurs coups de main avec nous. »

 » Les tranchées étaient infestées de rats. Il fallait mettre les vivres dans des récipients galvanisés. Les sacs restaient au cantonnement sans cela les chemises et les caleçons auraient été rongés. A une certaine période, on attribuait 25 centimes par rat. Pour que les chasseurs ne présentent pas deux fois de suite le même rat, on leur coupait la queue avec la serpe. Avec des fils électriques on tendait des lassos et chaque matin la chasse était bonne. »

20 et 21 mars 1918

Le Groupe Franc du 43e bcp avec les GF du 13e Groupe de Chasseurs et un Groupe d’Américains font un coup de main.

Les Allemands usent dans de fortes proportions de leur nouveau gaz vésicant l’ypérite qui cause des pertes journalières au bataillon. Malgré toutes les précautions prises il est très difficile de s’en protéger efficacement.

22 mars

Le sous-lieutenant Max FRESSON interprète auprès des Américains et son ordonnance le chasseur FENOUILLET sont intoxiqués à Rouge Bouquet.

25 mars

Un violent bombardement par gaz asphyxiants envoyés sur Marainviller s’étend jusque sur le cantonnement du bataillon à Croismare.

9 et 16 avril

Bombardements par obus à gaz. De nombreux chasseurs sont intoxiqués dont le chasseur Emile BOSSUS.

 

Pertes du bataillon durant cette période :

GURBAÏA Emmanuel

Né à Paris en 1884, membre de la Jeunesse Sportive de St Ouen

 » Très brave chasseur grièvement blessé dans un coup de main au cours duquel il a fait preuve de la plus belle audace  »

Mort des suites de blessures le 21 mars à Rehainviller

BUISSON Claudius « Tony »

Né à Navilly (Côte d’Or) en 1897

Tué le 31 mars à la Sapinière

BONVALET Gaston Emile

Né à Noailles (Oise) en 1892

Tué le 4 avril à Emberménil

MANGIN Marie Joseph Anselme

Né en 1897 à Aménoncourt (54)

Tué le 8 avril à Veho (54)

BERNARD Pierre

Né en 1889 à Chatenay en Bresse (71)

Tué le 10 avril à Emberménil

BOISMONT Jean-Baptiste

Né en 1886 à Cussy en Morvan (71)

Mort le 13 avril de ses blessures à l’hôpital de Rehainviller

Jean Baptiste Boismont -2- (3)

Boismont (2)

Loin de Verdun

Lieutenant Roy, 28 février 1916 :

« Les boches ont la manie dans ce coin de venir alerter à tous propos les postes et de venir couper les fils de fer sans prévenir. Ils nous bombardent aussi pas mal. Nos abris ne sont pas du modèle le plus récent. Il est évident qu’ils ne résisteraient qu’à des petits obus. Dans un séjour assez long en première ligne avec des bombardements, on se fatigue et tout demande un effort. On se calme pourtant facilement en songeant à ceux qui sont aux environs de

Verdun. »

43ème BCP033 (2)

Officiers du 43e bcp dans le bois du Haut des Trappes forêt de Parroy, fevrier 1916

 

22 fevrier 1916

L’ennemi canonne assez violemment le PA1 (Poste Avancé) de Chenicourt avec des obus de gros calibre. Le chasseur SUCHET de la 7e cie est tué, le chasseur Marmorat blessé.

Suchet Champenoux (2)

Marius SUCHET ouvrier en soie à Tenay (01), inhumé à la NN de Champenoux (54) classe 1907

29 fevrier 1916 vers 23 heures l’artillerie ennemie bombarde le village de Jeandelaincourt avec 4 obus de gros calibre. Au cours de ce bombardement le brancardier BONNARDEAU  est tué.

Charles BONNARDEAU classe 1903 vigneron à St Aubin Côte d’Or.

 

 

Balles perdues

7 aout 1915

Vers 1h du matin une attaque ennemie avec fusées éclairantes s’est déclenchée sur la 9e compagnie qui travaillait aux avant-postes.  C’est là qu’une balle perdue a atteint le chasseur BREON qui a succombé lors de son évacuation. Un quart d’heure plus tard une balle atteignit au côté droit le chasseur MICHAUD-MAILLET qui succomba sur le champ.

Breon Friscati2

Emile Bréon né en 1884 à Planay en Côte d’Or, domestique de culture

Michaud Maillet Friscati

Félix Michaud-Maillet né en 1888 à Champdor dans l’Ain, ouvrier en soie

 » Nous avons eu pendant les travaux deux hommes tués par des balles perdues, ce qui est une grande malchance car nous étions loin de l’endroit attaqué…Un des hommes tués par une balle perdue était de ma section ; il s’agissait en fait d’une attaque allemande qui se produisait très loin ; mais par mesure de précaution j’avais mis près de notre réseau une patrouille et c’est là qu’allongé sur l’herbe l’homme a été touché. Et quoique les balles aient continué ensuite à arriver, le sergent qui commandait la patrouille n’a pas songé à se retirer ou à m’en demander la permission, le risque d’une action sur nous étant en somme faible. »

Lieutenant Roy, 9 août 1915

Mai dans la forêt de Parroy

« Il fait un temps superbe, beau soleil avec de l’air ; la forêt est très jolie et très verte ; il y fait propre et on y cueille du muguet ; je ne me prive pas de faire une ballade, la canne à la main ; on va voir les camarades dans les postes voisins, en s’arrangeant naturellement pour que le service n’en souffre pas… »

Nous sommes ressortis hier de la forêt ; nous avons eu beau temps mais on en sort tout de même assez fatigué : pendant les 4 derniers jours on est en grand-garde (2 jours) et en petit-poste (2 jours), c’est-à-dire tout le temps sur pied. Au petit-poste il ne faut pas dormir…

Les hommes marchent assez bien aux avant-postes mais il est très dur de les secouer quand on est au repos. Il est certain que la vie n’est pas drôle pour eux : depuis neuf mois ils n’ont eu  avec eux que ce qu’on peut introduire dans un sac et ils couchent sur de la paille en petite quantité…

Source : correspondance du lieutenant Roy, 43e bcp, mai 1915

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Chasseur Guillerme disparu

28 avril 1915 Une reconnaissance envoyée dans la nuit pour reconnaître les organisations ennemies a trouvé à l’intersection de la tranchée de la chapelle St Laurent et de la tranchée du Haut un ouvrage avec créneaux de 80 m environ. Un patrouilleur arrivé aux abords de cet ouvrage a été reçu par une vive fusillade, est tombé, a été emporté par l’ennemi avant que la reconnaissance ait pu intervenir.

GUILLERME Henri

né à Paris le 22 fevrier 1890, élève des Hospices de la Seine, au recrutement d’Autun, marié à Remiremont (Vosges) le 15 mai 1914, disparu et blessé le 28 avril 1915,  déclaré décédé par  jugement en 1921.

Baissot, Curtet, Simon

28 mars 1915 – Sergent Charollais :

La neige est tombée cette nuit. En me levant j’apprend la mort de Baissot, sous-officier à la 8e, un de mes bons camarades, tué ce matin à 3 heures. Son corps est transporté à l’église de Sionviller. Je vais le voir : rictus des lèvres qui défigure ce bon visage si souriant…

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 BAISSOT Charles-Eugène. Classe 1902. Sergent au 3e bat. de Chasseurs à pied, 8e Cie. — Plâtrier-peintre à Divonne-les-Bains. — Né à Divonne-les-Bains, le 20 juillet 1882. — Fils de feu Baissot André et de feue Martin Hortense-Julie, en leur vivant à Divonne-les-Bains. — Marié à Mlle David-Missilier Hélène, domiciliée à Divonne-les-Bains.

Tombé au Champ d’honneur, le 28 mars 1915

source :site Memoire gessienne  : http://memoire-gessienne.fr/

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Baissot Fernand 43bcp

BAISSOT Fernand, frère de Charles, caporal au 43e bcp, Mort Pour la France le 11 décembre 1915 à Houdain (Pas de Calais)

CURTET Joseph (de Druillat dans l’Ain) blessé le 26 mars 1915 à Parroy :

 » A fait preuve de beaucoup d’ardeur le 26/3/1915 dans l’attaque à la baïonnette d’une tranchée ennemie. Pendant le travail d’organisation du terrain conquis a été grièvement blessé. Mort des suites le 5 juin 1915″

SIMON Claude de Montcenis (Saône et Loire) a été tué le 29 mars à Parroy.

Mars 1915

Carnet du sergent Charollais :

3 mars  On annonce une importante concentration de forces allemandes devant nous. Chez nous renforts : une division de cavalerie à Varangéville, 2 bataillons cyclistes.  40 autos chargées de troupes sont passées à Lunéville se dirigeant sur Laneuveville. L’ennemi a attaqué le poste de la Croix Bastien. Nous avons un tué : Devauchelle Robert et un blessé : Soquet Claude.

Tout annonce une attaque cette nuit: je viens de voir passer à 8 h ½ de l’artillerie lourde 120 long, j’ignore le nombre de pièces.  La 7e Cie qui vient de rentrer des tranchées à 4 heures du soir, repart à 9 h du soir, direction forêt de Parroy. Nous attaquons Parroy où les troupes allemandes se sont organisées solidement.

4 Mars  Le matin à 8 h je vais voir une batterie de 95 (3 pièces) qui sont établies à 500 m du village. Elles tirent sur Parroy. Vu ce matin un Aviatik semblable à celui d’hier. Le canon gronde maintenant.

Devauchelle Friscati (2)

Tombe de R. Devauchelle à la NN Friscati

 

26 mars              Opération dans la forêt de Parroy progression des avant-postes

Attaque du bois Legrand à la baïonnette : 6 prisonniers

1ère citation à l’ordre de l’Armée du sergent Louis FALCONNIER :

 » Sergent au 43e bcp a abordé le premier un réseau de fil de fer et a attaqué à la baïonnette une tranchée et a fait des prisonniers. »