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Dans les champs des Flandres

Ceux du 43e bcp tombés dans les champs des Flandres les 28 et 29 octobre 1918 :

Lieutenant Philippe VILLA

Né à Piedicroce, Stazzona (Corse) en 1889

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 Poème écrit par Anghjula GUIDONI, à la mémoire de son neveu Philippe VILLA :

Cum’ai fattu à cascà                                             Comment as-tu fait pour tomber

Lu me curragiosu è fieru ?                                  Toi mon courageux et fier ?

E lasciatti la tu patria                                            Et laisser ainsi ta patrie

Tù ch’ere tantu sinceru                                        Toi qui étais si sincère

E chì di lu battaglione                                           Et qui de ton bataillon

Ere lu più gran guerrieru                                     Etais le plus grand guerrier

 

U me bellu ufficiale                                           Ô mon bel officier

Pienu di perseveranza                                     Plein de persévérance

To sangue cusì fieru                                         Ton sang si fier

L’ai versatu à la Francia                                 Tu l’as versé pour la France

Di ghjinghje à cantà vittoria                         D’arriver pour chanter victoire

Un ai avutu la scenza                                      Tu n’as pas eu la chance

 

Lien vers la page consacrée au lieutenant Villa :

http://www.43bcp.fr/index.php?p=1_35_Lieutenant-Villa

 

Maurice DEGOFFE

Né à Reims en 1898

 » Brave chasseur observateur au poste de commandement du chef de bataillon, a montré beaucoup de courage et de sang-froid en répétant les signaux malgré le barrage déclanché sur le PC. Tué à son poste de combat le 27 octobre 1918. « 

André MEISSERT

Né à Xertigny (Vosges) en 1898

Témoignage de son frère :

«  Mon frère André était mon préféré, il avait une qualité celle d’être gentil. A 14 ans André entrait dans la banque. En 1917 il avait 19 ans il partait à son tour pour l’armée pour monter au front quelques mois plus tard. Nous l’avons vu pour la dernière fois en septembre 1918 à l’occasion d’un congé bien court. Peu après il était gravement blessé à Roulers, après avoir enterré son camarade Marcel Gury de Xertigny tué le 18 octobre.

Quand sa lettre est arrivée aux parents de son camarade, nous ignorions encore sa propre mort et c’est le 11 novembre tout de suite après l’annonce de l’armistice que la dure nouvelle nous arrivait. Au cours d’une de ses missions d’agent de liaison le 27 octobre il est blessé par éclat d’obus. Il décède 2 jours après. « 

René SOCCARD

Né en 1890 à Puits et Nuisement (Aube)

Soccard Machelen

 

Tatius BOUILLET

Né en 1890 à Paris

Jean GOVIN

Sergent né en 1895 à Fontaine Française (Côte d’Or)

« Volontaire au Groupe Franc, belle conduite dans un coup de main, belle audace dans un rencontre avec une forte patrouille ennemie le 17 avril 1918. »

« Sous officier consciencieux et dévoué s’est fait remarquer par son exemple pendant la période de combat du 18 au 20 juillet 1918. »

Eugène CHEDEVILLE

Né en 1895 à Villeconin (Yvelines)

 » Sergent excellent gradé s’est brillamment comporté à l’attaque du 29 octobre. Blessé mortellement en organisant la position conquise. « 

Victor MARMORAT

Né en 1887 à Paray (Saône et Loire)

Marmorat Machelen

« Exemple de sang-froid et de dévouement, toujours prêt à occuper les postes périlleux. Excellent chasseur d’un courage absolu, absolument sûr. 2 blessures « 

 

Albert MARTIN

Né à Fontaines (Saône et Loire) en 1885

 » Brancardier volontaire pour relever sous un feu violent son commandant de compagnie le lieutenant Villa, il tombait dans cette périlleuse mission. « 

André PRACHE

Né en 1894 à Beaucamp le Vieux (Somme)

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Gabriel VEAUX

Né en 1886 à Lyon

Veaux Machelen

 

Paul  BOURGEOIS

Né en 1898 à Housseras habitant à Jeanménil (Vosges)

Bourgeois Machelen

 

Ernest PILLET

Sergent Né en 1897 à Mers sur Indre (Indre)

Henri SURDIEU

Sergent né en 1898 à Paris

Jean Louis DESCHAMPS

Né en 1889 à Poissy (Côte d’Or)

Hubert SERVAIS

Né en 1898 à Villiers-Louis (Yonne)

Albert GARNIER

Né en 1898 à Viviers le Gras (Vosges)

 

Morts Pour La France suite de maladie contractée en service :

Antoine RAVEL

Né en 1898 à Montmorin (Puy de Dôme)

Décédé à l’hôpital à Gravelines le 24 octobre 1918

59 - Gravelines - Sépulture RAVEL Antoine

 

Jean ILLANNES

Né en 1882 à Prignac (Gironde)

Décédé le 15 novembre 1918

Jean SERVEL

Né en 1898 à Vorey (Haute Loire)

Décédé au Puy en Velay le 28 octobre 1918

Servel Le Puy2

 

Léon  DURET

Né en 1896 à Aubervilliers (Seine)

Décédé le 6 février 1919 (blessure et maladie)

Duret Beauvais2

 

Francis JACQUET

Né à Paris en 1897

Décédé le 10 décembre 1918 (blessure et maladie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La dernière offensive

A l’issue de cette dernière offensive le Bataillon reçut sa deuxième citation à l’Ordre de l’Armée :

«  Le 43e Bataillon de Chasseurs à Pied, vaillant bataillon, modèle de discipline, d’allant et de bravoure qui, sous les ordres du Commandant Michelin, n’a cessé du 25 septembre au 29 octobre 1918 dans les Flandres, de fournir les plus grands efforts.

A contraint l’ennemi à se replier et l’a poursuivi avec la dernière énergie en atteignant d’un seul bond la rive gauche de la Lys.

Le 29 octobre malgré la faiblesse de ses effectifs a attaqué les positions défendues par un ennemi supérieur en nombre, les a enlevées de haute lutte, conquérant tous ses objectifs, capturant des prisonniers et des mitrailleuses. « 

23 octobre : A la poursuite de l’ennemi à Wareghem (Belgique Flandres)

Le colonel Dussauge commandant le 13e Groupe de Chasseurs met en ligne ses 3 bataillons : 41e, 43e et 59e bcp

26 octobre : Les reconnaissances offensives du 13e groupe gagnent du terrain sur la cote 28 et chassent l’ennemi de plusieurs fermes à l’est du Maalbeck

28 octobre : le 13e groupe reçoit l’ordre d’enlever les passages sur le Maalbeck. En 1ere ligne 41e et 43e, en reserve 59e.

Le 43e bcp a pour objectif la ferme de Gold Te Vald Kerkem, le moulin, le bois de Meerlan. Le terrain d’attaque est partout difficile, marécageux, coupé de ruisseaux larges et profonds. Les fermes et les moulins formant enceinte sont également entourés d’eau et de fossés fortement défendus. Leurs abords sont des pâturages où les clôtures de ronces font un véritable lacis.

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La ferme

 

 

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Le moulin

 

bois merlan

Le bois 

Dans la nuit du 28 au 29 les dernières reconnaissances de terrain sont effectuées, des passerelles sont construites pour le franchissement des ruisseaux. Le 29 au matin après une courte préparation d’artillerie, les 7e et 8e compagnies attaquent au pas de course, précédées des pionniers qui jettent leurs passerelles. La 7e cie en plusieurs groupes aborde le moulin, se rue sur les défenseurs qu’elle capture. Puis à la nuit tombante, la 7e cie commandée par le lieutenant Westrich attaque la ferme perdant un tiers de son effectif mais réussit à la prendre.

La 8e cie en un bond rapide atteint les objectifs mais la situation des assaillants devient critique. La compagnie est prise à partie par les mitrailleuses, battue par un tir précis de 77, menacée par une contre-attaque par le bois. Il faut s’organiser, se terrer dans le marais, s’abriter dans les ruisseaux. Le commandant de compagnie lieutenant VILLA est tué. Les blessés et les brancardiers ont impitoyablement mitraillés par les boches et la compagnie doit garder ses blessés ou les emporter par le lit d’un ruisseau, de l’eau jusqu’au ventre. La 8e cie perd aussi un tiers de l’effectif mais conserve tout le terrain conquis.

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 Terrain découvert où est tombé le lieutenant Villa ainsi que le brancardier Albert Martin qui essayait de lui porter secours

Merci à Patrick Mestdag qui a retracé le parcours du 43e bcp en Flandres :

http://www.forumeerstewereldoorlog.nl/viewtopic.php?t=19209