La bataille de l’Aisne

 27 mai 1918

Les Allemands lancent leur grande offensive vers Paris en prenant le Chemin des Dames. Le front est enfoncé de Reims à Vailly sur Aisne.  Le 29 mai Soissons est pris.  Les Français s’efforcent d’organiser des lignes de défense pour ralentir les Allemands.

Le 28 mai le 43e bcp est engagé à Rocourt St Martin pour faire face à l’offensive aux côtés du 59e bcp et du 12e régiment malgache. Il tient un front de 1,5 km devant un ennemi victorieux dont il arrête 5 attaques acharnées.

Le 31 mai il a gardé tout son terrain quand il reçoit l’ordre de repli sur Grisolles. Une rupture de notre ligne aux ailes a provoqué un encerclement complet du bataillon.  A un officier capturé les Allemands avaient dit :  » Votre bataillon est pris tout entier il n’a plus un trou pour passer. »

Plus de 200 chasseurs sont fait prisonniers mais le bataillon réussit à se replier en combattant, souvent au corps à corps, pour s’établir sur une nouvelle ligne de défense. Se replier sous un feu intense avec des Allemands partout relève presque d’une mission impossible. Les Chasseurs sont physiquement anéantis. La limite de la résistance humaine semble atteinte.

Du 1er au 3 juin il est réengagé entre Bussiares et Licy-Clignon. Dernier en ligne, il est relevé et va cantonner à Nanteuil sur Marne le 5 juin.

Position du 43e bcp le 30 mai :

Carte_journ_e_du_30_mai_1918

Legende_carte_journee_du_30_mai_1918

Position du 43e bcp le 31 mai :

 Journee_du_31_mai_1918_carte_2

2 réflexions au sujet de « La bataille de l’Aisne »

  1. Bonjour,
    Vous mentionnez  » 200 chasseurs sont fait prisonniers » le 31 mai 1918 à Rocourt. Sait-on quel fut leur sort? Sont-ils tous décédés sur place? Y-a t’il à Rocourt une stèle commémorative?
    Je m’intéresse à retracer le parcours d’un chasseur de la 7e cie: son avis de disparition avec mention « présumé prisonnier » n’a été adressé à sa famille que le 16 aout 1918. On n’a jamais retrouvé son corps, son décès a été déclaré par jugement en 1920.

    Merci pour votre éclairage!

    1. Bonjour,
      Effectivement environ 200 chasseurs de la 7e compagnie ont été portés « disparu » le 31 mai 1918 à Rocourt.
      C’est à dire qu’ils manquaient à l’appel et qu’on ignorait leur sort. Beaucoup d’entre eux ont été fait prisonniers, certains sont morts en captivité d’autres ont été libérés après l’armistice.
      Certains ont été blessés ou tués pendant le combat et ont été portés disparus. Cela signifie que leur corps n’a pas été retrouvé et que l’acte de décès n’a pas pu être établi car on n’a pas trouvé les 2 témoins nécessaires à l’établissement de cet acte de décès. Mais un jugement de décès a été rendu après la fin de la guerre quand il s’est avéré qu’il n’était pas prisonnier.
      Pouvez-vous me dire de quel chasseur il s’agit ? Je peux peut être vous donner plus d’informations à son sujet.
      Merci de votre intérêt. Cordialement
      Bérangère Bossus

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