Archives mensuelles : août 2014

30 août 1914

Le capitaine de Sampigny qui commande le 43e bcp est tué à Rambervillers.

 » A fait preuve de la plus belle intrépidité au combat du 29 août.  A trouvé une mort glorieuse le 30 août alors qu’il parcourait une tranchée au mépris du danger pour soutenir le moral de ses Chasseurs exposés à un feu violent de grosse artillerie . »

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Source : Gilles Husson de Sampigny

Lien vers la page du site consacré au capitaine de Sampigny :

http://www.43bcp.fr/index.php?p=1_26_Capitaine-Husson-de-Sampigny

26, 27 et 28 août

Poursuite des combats à Roville-aux-Chênes et Doncières (environs de Rambervillers). Sous un feu violent d’artillerie allemande le bataillon tient les avant-lignes aux bois de Roville et de la Grande Coinche.

Sur le front de la 1ere Armée l’offensive allemande est arrêtée à Rambervillers et sur la Haute-Meurthe.

Parmi les 100 chasseurs tués, blessés et disparus :

Joseph Mundling blessé le 27/8/1914 (fracture du crâne) mort le 26/6/1915 de ses blessures

Sergent Henri Chevallot de Courban (Côte d’Or)

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Chasseur Louis FARION de Gergy (Saône et Loire)

Chasseur courageux et plein d’entrain tué glorieusement à son poste le 28/8/1914 au combat de Roville aux Chênes

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25 août Domptail

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Albert EMERY                         Victor BENOIT-JANIN                   Louis BERTHOUD

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Louis Elysee SERDON               Alfred VAUTHIER                     François GRANDJEAN

Chasseurs du 43e bcp Morts Pour La France à Domptail le 25 août 1914

Le 25 août 1914, dans une contre-attaque violente sur Domptail dans les Vosges, le Bataillon essaie de reprendre le village sous le feu des mitrailleuses allemandes.  Il subit des pertes graves : 180 hommes tués, blessés ou disparus.

Cliquez pour voir la video :

Domptail

Citation du chasseur Louis Joseph DAVID, Médaille Militaire :

 » Au cours d’une patrouille a lutté héroïquement à deux reprises contre de nombreux ennemis qui l’entouraient ; en a tué et blessé plusieurs. A reçu 3 coups de baïonnette et 3 balles et enfin a été projeté à terre par l’explosion d’un obus qui lui a causé 2 nouvelles blessures. Laissé pour mort sur le terrain a réussi le lendemain à se traîner sur une distance de plusieurs kilomètres pour rejoindre les lignes françaises. « 

Citation du sergent René BAUER :

 » Le 25/8/1914 blessé d’une balle au poignet a entraîné ses chasseurs en avant, a reçu une deuxième balle à l’épaule et a continué le mouvement en avant en criant : « Je suis blessé mais en avant quand même ! ».

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20 août

       Bataille de Sarrebourg, offensive vers le bois de Hesse. Dans une attaque d’un magnifique entrain, le bataillon enlève à la baïonnette Schneckenbusch et Buhl.

Carnet du sergent Charollais :

Tout le 13ème corps marche en avant – 8ème à gauche, 21ème à droite. 1ers blessés sur route de Hesse à Hitting. Sommes au feu pour la première fois.

Lettre du lieutenant Toussaint :

 » Le 20 août date de notre baptême du feu, le Capitaine de Sampigny entra le premier, à la tête de sa compagnie, dans le village de Buhl près de Sarrebourg… » 

Chasseurs du 43e bataillon Tués le 20 août à Sarrebourg :

Nicod

Louis NICOD

source photo : site http://memoire-gessienne.fr/

René BARETTE

Gabriel BRAUD

Jules CORNU

Philibert DEBAUVE

Jean MONGENOT

Pierre MORIN

Henri PERNETTE

Claude PLAT

Pierre POMMIER

Benoit RACCURT

Jean Louis RACHE

André RIVOIRE

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Nicod Buhl (2)

Ossuaires de la nécropole nationale de Buhl près de Sarrebourg où sont inhumés les chasseurs Braud, Debauve, Nicod, Pernette, Raccurt et Rache

 

19 août

Journal de M. Destombes de Roubaix

Son fils Jacques est lieutenant à la section de mitrailleuses du 43e bcp

Reçue une carte-lettre de Jacques écrite devant Badonviller entre ses deux mitrailleuses prêtes à tirer. Il entend le canon ennemi à 8 ou 10 kms et aperçoit l’éclatement des obus.

Jac est toujours plein d’entrain. Nous ne pouvons réprimer un muet sentiment d’angoisse passager.

source : www.il-y-a-100-ans.fr

journal d’un civil

 

10 août

Le 10, de Marcilly

 » Ouf ! Quelle chaleur ! Dans mon escouade trois sont tombés et j’ai été bien près d’en faire autant. Mais me voilà remis et ce soir je couche non dans de la paille mais sur un matelas, grâce à mon emploi de secrétaire.

Demain nous faisons  28 kilomètres mais j’allège mon sac en en mettant une partie dans la comptabilité. « 

Lettre du chasseur Jacques Dessort

Séminariste au Grand Séminaire d’Issy

Mort Pour La France le 25 août 1914

 

1er août

Extrait du Journal de M. Paul Destombes de Roubaix.

Son fils Jacques est mobilisé comme lieutenant au 43e bcp

En ville de nombreux groupes se forment sur la grand’place notamment en face de l’hôtel de ville. On s’accoste sans se connaître, on s’interroge. L’anxiété augmente, on s’attend d’un moment à l’autre à de graves dépêches. Vers 5 h la rue de Lille s’emplit de groupes. Georges survient et nous confirme la nouvelle : la mobilisation générale vient d’être affichée à la mairie et à la poste. Il se rend à la gendarmerie pour connaître ce qui concerne son départ. On lui répond que la mobilisation générale compte son premier jour à partir de minuit !

Jacques retourne sur la grand place et débouche de la rue Faidherbe au moment où l’on hisse le drapeau de mobilisation au Grand Garde. Une immense clameur éclate de la foule qui entonne la Marseillaise. Jacques dit ce spectacle émouvant au possible et inoubliable toute sa vie.

J’écris aussitôt à Lucien à Oudjda pendant que Jacques prépare sa cantine et se met en tenue. On dirait qu’il s’apprête pour aller aux manoeuvres ; et cependant, il se rend au 43e bataillon de chasseurs à pied à Langres (Haute-Marne) pendant que Georges rejoint le 27e d’artillerie à Douai. 

Jacques regrette d’avoir laissé ses jumelles à Baden. Pas gêné pour si peu, il prend une centaine de francs de plus et s’en achètera une paire en arrivant à Langres. A 23 h nous nous embrassons tous courageusement avec la conviction d’abord de la victoire et ensuite de nous revoir tous sains et saufs dans relativement peu de temps.

Source : www.il-y-a-100-ans.fr (site La Voix du Nord Courrier Picard L’Union)