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Le Bois de la Tournelle

24 juillet : le Bois de la Tournelle

Citation du sergent Clément Feuillebois :

« Le 24 juillet au soir a récupéré une tranchée momentanément abandonnée et au petit jour a repoussé sans faillir une attaque allemande en faisant subir des pertes à l’adversaire. »

26 juillet à 3h attaque de la cote 228 en partant de la lisière sud du Bois de la Tournelle. La progression du bataillon est ralentie par de véritables concentrations de tirs d’artillerie et de mitrailleuses ennemis car son mouvement est très en flèche. La pluie tombe à torrent. Le commandant Michelin n’en continue pas moins l’attaque en profitant des premières lueurs du jour en se faisant appuyer par une section de chars d’assaut de l’AS 323 8e BCL 503e RAS (régiment d’artillerie spéciale). Il enlève le Bois de la Tournelle, les Plâtrières et prend pied dans le Bois des Préaux.

27 juillet à 3h la cote 228 est occupée. A 16h le Bois des Préaux est pris.  Une reconnaissance atteint la Ferme de la Folie, se heurte aux Allemands à Villers-sur-Fère.

28 juillet : relève par un bataillon américain.

29 juillet : cantonnement à Saint Quentin réorganisation des unités.

Les Chasseurs tués au Bois de la Tournelle :

Antoine CANDY

Né en 1881 à Izieu (Ain)

Candy NSF2

 

Abel CORBOLIN

Né en 1888 à Bains (Vosges)

 » Adjudant chef de section du plus bel allant donnant en toutes circonstances le plus magnifique exemple d’énergie et de résolution. Tué en enlevant une position le 26 juillet 1918. »

Michel JEANDET

Né en 1890 à Chantenay (Nièvre)

«  Caporal d’une énergie surhumaine et d’un esprit de devoir total, faisant l’admiration de ses chasseurs. Tué le 26 juillet au cours d’un assaut victorieux. Deux blessures antérieures. Croix de Guerre avec Palme »

« Le 31 mai capturé par un ennemi déguisé, s’échappait et rejoignait sa faction malgré un feu violent de mitrailleuses.  » 

Jeandet NSF2

 

Justin dit Jules JEANNIN

Né en 1889 à Corcelles les Monts (Côte d’Or)

Jeannin Gentil NSF

«  Caporal mitrailleur aimé et admiré de tous pour sa bravoure légendaire, intrépide, toujours au premier rang avec un mépris absolu du danger. Cinq fois cité pour sa vaillante conduite. A trouvé la mort des braves le 26 juillet. Tombé glorieusement sur sa mitrailleuse en la portant en avant pendant l’attaque des positions ennemies au Bois de la Tournelle. »

 

Jules LAMORET

Né en 1886 à Tossiat (Ain)

 » Chasseur d’un courage remarquable, blessé à Rancourt en 1916, blessé à Craonne en 1917, tué le 26 juillet 1918 à son poste de combat. »

Jean Baptiste de PERETTI

de peretti

Né à Levie (Corse) en 1896

Lien vers l’article sur :

J.B. de Peretti

 

Louis STEUX

Né à Auxerre (Yonne) en 1898

Bernard CHARBONNIER

Né à Blaignan (Gironde) en 1885

Charbonnier Meaux

 

Camille SAVARIN MARESTAN

Né à Brenod (Ain) en 1881

« Très bon chasseur a donné de nombreuses preuves de son excellent esprit de devoir au front depuis le début de la campagne. »

P1170231 Savarin Marestan

 

 

 

 

La Marne 1918 suite

 

carte 3carte 2

Carte de la progression du bataillon de Chevillon à Priez et Sommelans

19 juillet : Progression vers Priez.

Le 43ème BCP doit commencer son mouvement avec le masque, l’ennemi ayant littéralement noyé le Rû d’Alland sous les gaz, il enlève Montmanjeon et Priez mais une panique des bataillons américains au centre du dispositif ralentit son avance qui se heurte à une position allemande établie sur la croupe descendant de la cote 184 sur Priez. Malgré de violents bombardements, cramponné au terrain, le 43ème se maintient malgré de nombreuses pertes en tués, blessés et intoxiqués.

 Butin : 1 batterie d’artillerie 12 minen 17 mitrailleuses + 100 prisonniers.

A 14h : toutes dispositions sont prises pour recevoir les Boches sur tout le front du Bataillon.

A 19 h : le Cdt Michelin monte une attaque brusquée avec une section de chars.

A 20h : le Bataillon a progressé d’1 km en avant de Priez vers Sommelans, en avance sur ses voisins de droite et de gauche

A 21 h : le Bataillon est arrivé à proximité de Sommelans sous un feu très dur de 150 et de 210 et à travers une grande quantité de gaz. Les Boches ont une artillerie terrible. Une grosse bataille est déclenchée au sud de Sommelans. La lutte est chaude.

A 22 h : fin de la bataille. Le Bataillon arrêté à proximité de Sommelans organise la position conquise, très fatigué après cet effort.

 

20 juillet : Dès la pointe du jour, le 43ème a commencé le nettoyage de Sommelans. Il doit livrer un combat de rue et s’empare du village maison par maison.  Le Bataillon se maintient tout le jour sous des bombardements et des contra-attaques prolongées jusqu’à la nuit. 15 prisonniers et plusieurs mitrailleuses boches retournées. 

Le Bataillon se porte en avant de la 47ème D.I. Le Bataillon arrêté par des tirs de mitrailleuses attend la progression de la 47ème D.I. Le 59ème BCP et les Américains sont arrêtés

Marmitage intense sur Sommelans. Le Bataillon est extrêmement fatigué et souffre beaucoup.                 

Le 21 juillet, dans la chaleur montante de la 9ème heure, le Bataillon, relevé au point du jour, défile lentement puis s’arrête au pied des ruines de St Gengoulph. Il est réduit de moitié, à bout de souffle et de nerfs, fourbu.

 Pertes des 20 et 21 juillet :

René BOISSIERE

Né en 1888 à Paris

Louis DELAGLOYE

Né à Boult sur Suippes (Marne) en 1898

Delagloye NSF2

 

Hermand MARTIN

Né à Commenailles (Jura) en 1885

Martin NSF2

 

Jean MARTINI

Né à Corte (Corse) en 1896

Martini NSF2

« Chasseur d’un courage intrépide. Volontaire dans toutes les missions périlleuses, donnant toujours à ses camarades le plus bel exemple. Tombé glorieusement sur la position conquise après avoir fait pendant l’attaque l’admiration de tous. » Croix de Guerre avec Palme

Antoine MORIN

Né à Vauxrenard (Rhône) en 1886

Morin NSF2

 

Claude NICOLAS

Né en 1890 à St Julien (Rhône)

 » Caporal du plus beau courage. Tué le en entraînant superbement à l’assaut son groupe de combat devant Priez.  » Croix de Guerre avec Palme

Alexandre SELONE

Né à Dijon en 1888

« Adjudant modèle accompli d’esprit du devoir et de froide résolution. Attitude admirable le 18 juillet jour de la bataille. Tué le 19 juillet alors qu’une progression audacieuse de la section qu’il entraînait avait determiné l’enlèvement d’un solide point d’appui. «  Croix de Guerre avec Palme

Pierre BURET

Né à Semant (Côte d’Or) en 1897

Alfred CARRAY né à Saulieu (Côte d’Or) en 1896

Lucien CHOURLET

Né à Marcq (Yvelines) en 1891

Claudius COLLET

Né à Serrières de Briard (Ain) en 1886,

sergent chef de pièce à la compagnie de mitrailleuses

«  Sous officier très courageux tombé face à l’ennemi pendant une attaque contre des positions fortement retranchées. »

Louis DUMONT

Né en 1889 à Chevigny en Vallière (Côte d’Or)

DUMONT43

Dumont Neuilly St Front 2

«  Chasseur aux Grenadiers d’Elite d’un allant et d’un courage admirables. Très belle attitude en toutes circonstances en particulier le 17 avril 1918. Chasseur courageux tombé à l’ennemi pendant l’attaque du 19 juillet 1918. »

 

Gaston FALLET

Né en 1898 à Nesles la Montagne (Aisne)

François GENTIL

Né en 1884 à Cessy (Ain)

Gentil NSF2

«  Très bon chasseur agent de liaison à la compagnie de mitrailleuses tombé face à l’ennemi pendant une attaque contre des positions fortement retranchées. »

Edouard GEROME

Né en 1898 à Lepanges (Vosges)

Theophile JOUANIN

Né en 1890 à Saxi-Bourdon (Nièvre)

Henri LAFON

Né en 1899 à Paris, sergent

 » A fait preuve aux cours des derniers combats d’un beau courage et d’un rare sang-froid notamment en allant au devant de nos lignes sous le feu capturer 2 mitrailleuses ennemies. Tué à la tête de sa section en montant à l’assaut d’un village le 20 juillet 1918. »

Lafon Neuilly St Front

 

André MARTIN

Né à Cherigny (Côte d’Or) en 1889

Martin André Soupir

 

Jean PILORGE

Né à Maltat (Saône et Loire) en 1886

 » Bon et brave caporal a donné un exemple constant du devoir en entraînant courageusement ses chasseurs à l’attaque des positions ennemies. »

Pilorge Chambry2

 

Paul SUILLEROT né en 1888 à Flavigny (Côte d’Or)

Robert BEAUDELIN

Né en 1896 à Duclair (Seine Maritime)

Joseph MOREAU

Né en 1886 à La Cornainville (Seine Maritime)

Moreau Meaux

 

Felix CHIARAMONTI

Né en 1888 au Quesnoy (Nord)

blessé le 19 juillet mort des suites de blessures le 23 juillet

 

 

 

Bataille de la Marne 1918

18 juillet 1918 Bataille de la Marne

«  A l’attente des derniers jours qu’obsédait malgré tout le souvenir de la surprise de l’Aisne, à la précipitation de la mise en place, ont succédé la tranquille acceptation et le souci tout court de la bonne conduite des unités. Au fond, depuis un mois, nous vivions impatients de partir à l’offensive, de décoller des réseaux avancés de la capitale où nous avait acculé le repli récent… On nous en avait retirés fourbus, diminués, stupéfaits ; mais découragés ! Jamais.

Tout de même, cette attaque, ordonnée brusquement, ici, sans grands moyens d’artillerie, n’était pas sans nous inquiéter. Mais le terme « attaque générale » porte toujours en soi une force propre, communicative ; et puis, des unités américaines allaient pour la première fois, combattre à nos côtés, celles-là mêmes qui participaient hier à nos manœuvres ou qui fêtaient avec nous le 14 juillet. « 

Commandant Michelin – « Présents »

Suite à cette offensive le 43e bcp reçut sa première citation à l’ordre de l’Armée :

«  Durant toute cette offensive, le 43e bataillon qui a eu la chance de conserver à sa tête le Commandant Michelin, officier supérieur de tout premier ordre, a exécuté une série d’opérations dont certaines avec coopération de chars d’assaut, qui mériteraient d’être citées comme des modèles de la tactique de détail des champs de bataille. « 

Lt Colonel Dussauge commandant le 13e Groupe de Chasseurs

  » Le Bataillon vient une fois de plus de se battre rudement pour reprendre le terrain perdu, en redescendant cette fois le calvaire monté du 29 mai au 4 juin. Tout le monde s’est conduit de manière brillante et le Bataillon s’est montré entre tous digne de la victoire qui nous sourit. « 

Commandant Michelin

 » Puis, au moment où l’on espérait être envoyé au vrai repos, vite, en auto, on nous a transportés pour l’offensive du 18 juillet. En cinq jours nous avons avancé de 15 kms mais nous avons perdu du monde : les Lieutenants Blum, Harasse et Fresson. Le Capitaine de Gouvello a eu son cheval tué sous lui… »

Récit du Chasseur Donville

 chevillon

 Chevillon

18 juillet 1918  – Le Bataillon se place en avant-postes à l’est de Chézy-en-Orxois. La mise en place des unités se fait sous un orage d’une violence extrême. 

Les objectifs du bataillon sont : 1° la route Chevillon-Monnes 2° Montmanjeon 3° Sommelans 

En 1ère ligne à gauche 9ème compagnie et Section de Mitrailleuses 

A droite 8ème Cie et SM en soutien 7e Cie et 2 SM, Groupe Franc et Pionniers 

A 4h15 : déclenchement de l’attaque appuyée par une section de chars :

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Char Renault FT et Chasseur du 43e bcp – Bataille de la Marne 1918

   D’un seul bond le Bataillon arrive à l’est de Cointicourt sur la route Chevillon-Monnes. Le 1er objectf est atteint malgré le barrage et les feux de mitrailleuses.

 La progression continue. 50 Allemands faits prisonniers.

A 7h : 2ème objectif presque atteint, la progression est gênée par le retard du 54ème BCA.

Nombreux prisonniers, capture de 3 mitrailleuses 2 mortiers + 1 batterie d’artillerie. Progression sur Montmanjeon.

A 13h : progression arrêtée par un nid de mitrailleuses et un canon sur la croupe entre Cointicourt et Breuil. L’avance devient impossible sans l’appui de la 47ème DI.

A 14h : une tentative de progression à l’est du pont de Cointicourt est arrêtée par des tirs serrés venus du nord du Rû d’Allan.

A 18h : la 47ème DI avance, le Bataillon est engagé sur la crête des Boqueteaux

Un bataillon américain se met en place, le Commandant Michelin prend avec lui le Commandant de ce bataillon.

soldat us

Soldats américains – dessin de P.A. Bouroux du 43e bcp

 

Pertes de la journée : 2 officiers tués 15 chasseurs tués 54 blessés.

Lieutenant Blum

Cliquez sur le lien vers l’article sur le lieutenant Maurice Blum

 

Lieutenant Maurice HARASSE

Né en 1888 à St Dié (Vosges)

Harasse NSF

Fernand BARANGER

Né à Marçay (Indre et Loire) en 1892

Baranger NSF2

 

Georges BAUDEWYNS

Né en 1895 à Avrechy (Oise)

Blessé le 18/7 Mort des suites de blessures le 29 août 1918

 » Fusilier mitrailleur d’un courage et d’un allant remarquable. Blessé grièvement en abordant une mitrailleuse ennemie près de Chevillon. »

Pierre DELMAS

Né en 1892 à Montauban (Tarn)

Delmas NSF2

 

Emile FLAMBEAU

Né en 1898 à Paris

Maurice GALLIEN

Né en 1895 à Safres (Côte d’Or)

Antoine GOURDY

Né en 1890 à Germigny (Cher)

 » Sergent sous-officier d’élite d’une bravoure légendaire. Après avoir montré pendant toute la campagne la valeur de son héroïsme a trouvé une mort glorieuse le 18 juillet 1918 en se portant avec sa vaillance habituelle à l’assaut des positions ennemies devant Chevillon. « 

Croix de Guerre avec Palme

 

René JACOB

Né en 1896 à Orcevaux (Haute Marne)

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Jacob NSF2

 

Raymond DACHICOURT

Né à Wimille residant à St Martin-Boulogne (Pas-de-Calais)

Auguste JEUDY

Né en 1896 marinier à Gray (Haute Saône)

Jeudy Chambry2

 

Pierre MOTHERON

Né en 1897 à Pitgam (Nord)

Louis PELLIER

Né à St Denis d’Orques (Sarthe) en 1888

Nestor POUILLE

Né à Denain (Nord) en 1890

 » Adjudant chef de section d’une bravoure remarquable. Tombé glorieusement en entraînant dans un élan superbe tous ses chasseurs à l’attaque devant Chevillon. »

Pouille NSF3

 

Guillaume REAL

Né en 1895 à Eaunes (Haute-Garonne)

Charles TIRAND

Né en 1898 à St Jean de Beauregard (Seine et Oise)

Marcel REBOUILLAT

Adjudant, né à Paris en 1889, gardien de la Paix à Paris

Rebouillat Vanves3

 

 

Entre Rocourt St Martin et Bussiares

Les chasseurs du 43e bcp tués entre le 30 mai et le 2 juin 2018 entre Rocourt St Martin et Bussiares :

 

Adolphe CORREARD

Né à Paris en 1897

Correard St Maur

 

Henri DUGUE

Né à Bois de Céré (Vendée) en 1892

Dugue neuilly st front

 

Jean HUARD né à Coulaures (Dordogne) en 1889

Marcel LEMEUNIER né à Paris en 1897

Pierre MILLOTTE né à Breuchotte (Haute Saône) en 1879

Francisque RIVAT né à Tenay (Ain) en 1888

Lucien BLANCHET né à Vandeuvres (Indre) en 1897, élève-maître à l’Ecole Normale de Chateauroux

 

Goujon NSF2

André GOUJON né à Laizy (Saône et Loire) en 1884, ordonnance du capitaine Roy

 

Auguste GUILLIER né à Chaumont le Bois (Côte d’Or) en 1884

 

Jeandenans NSF

Camille JEANDENANS né à Fourg (Doubs) en 1886

 

Jean Louis MANIGAND sergent né à Chalamont (Ain) en 1882

Cité à l’Ordre de l’Armée :  « Le 16 juin 1917 a contre attaqué avec sa section a atteint son objectif et construit sous le feu de l’ennemi un barrage de boyaux qu’il a gardé toute la nuit sous un violent tir de grenades. »

Eugène PONCET né en 1883 à St Germain de Joux (Ain)

Honoré PORRE né en 1883 à Nans (Var)

 

Theret NSF

André THERET né à Beaulieu (Indre et Loire) en 1898

 

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Jean VION né à St Martin (Saône et Loire) en 1891

 

Pesson Braine

Louis PESSON né à MENETOU SALON (Cher) en 1889

 

fonteny saints           FONTENY2 (3)

Aristide FONTENY né en 1896 à Villiers au Bouin (Indre et Loire)

Merci à Hélène Poilvilain pour les photos

 

SLt Fresson

Sous-Lieutenant Max FRESSON

Voir l’ article du site du 43e bcp : Max Fresson

 

Louis BADILLER né à Huismes (Indre) en 1892

Jules GIBOULOT né à Champignolles (Côte d’Or) en 1894

 

Mercier Pierre Chateau Thierry

Pierre MERCIER né à Charroux (Vienne) en 1892

 

Felicien Remy

Félicien REMY né à Arrentes de Corcieux (Vosges) en 1887, mitrailleur

« Chasseur calme et résolu, a assuré le service de sa pièce avec un sang-froid remarquable et contribué au transport du matériel sous un tir violent de mitrailleuses. Tué à son poste de combat par éclat d’obus le 2 juin 1918 à Bussiares. »

Merci à Laurence Tourot pour la photo :

« Il était le parrain de ma grand-mère. Elle l’aimait bien et se souvenait de l’annonce de son décès quand elle avait 9 ans et du chagrin qu’elle en avait éprouvé. »

 

Rignault Soupir

Adolphe RIGNAULT né en 1882 à Saulieu (Côte d’Or)

Louis ROSSIGNOL né en 1889 à Ste Marie la Blanche (Côte d’Or)

 

Viard Chateau Thierry

Emile VIARD né en 1883 à Gémeaux (Côte d’Or)

Julien PREAU né en 1884 à Mehun (Cher)

 

 

 

La bataille de l’Aisne

 27 mai 1918

Les Allemands lancent leur grande offensive vers Paris en prenant le Chemin des Dames. Le front est enfoncé de Reims à Vailly sur Aisne.  Le 29 mai Soissons est pris.  Les Français s’efforcent d’organiser des lignes de défense pour ralentir les Allemands.

Le 28 mai le 43e bcp est engagé à Rocourt St Martin pour faire face à l’offensive aux côtés du 59e bcp et du 12e régiment malgache. Il tient un front de 1,5 km devant un ennemi victorieux dont il arrête 5 attaques acharnées.

Le 31 mai il a gardé tout son terrain quand il reçoit l’ordre de repli sur Grisolles. Une rupture de notre ligne aux ailes a provoqué un encerclement complet du bataillon.  A un officier capturé les Allemands avaient dit :  » Votre bataillon est pris tout entier il n’a plus un trou pour passer. »

Plus de 200 chasseurs sont fait prisonniers mais le bataillon réussit à se replier en combattant, souvent au corps à corps, pour s’établir sur une nouvelle ligne de défense. Se replier sous un feu intense avec des Allemands partout relève presque d’une mission impossible. Les Chasseurs sont physiquement anéantis. La limite de la résistance humaine semble atteinte.

Du 1er au 3 juin il est réengagé entre Bussiares et Licy-Clignon. Dernier en ligne, il est relevé et va cantonner à Nanteuil sur Marne le 5 juin.

Position du 43e bcp le 30 mai :

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Position du 43e bcp le 31 mai :

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Retour à la forêt de Parroy

Récits du sergent Louis Poot :

 » Nous retournons en Lorraine et nous passons l’hiver aux avant-postes dans la forêt de Parroy. Je fais partie du Groupe Franc. Je participe à plusieurs coups de main sur les « Ouvrages Blancs » en avant d’Emberménil. Les Américains participent à plusieurs coups de main avec nous. »

 » Les tranchées étaient infestées de rats. Il fallait mettre les vivres dans des récipients galvanisés. Les sacs restaient au cantonnement sans cela les chemises et les caleçons auraient été rongés. A une certaine période, on attribuait 25 centimes par rat. Pour que les chasseurs ne présentent pas deux fois de suite le même rat, on leur coupait la queue avec la serpe. Avec des fils électriques on tendait des lassos et chaque matin la chasse était bonne. »

20 et 21 mars 1918

Le Groupe Franc du 43e bcp avec les GF du 13e Groupe de Chasseurs et un Groupe d’Américains font un coup de main.

Les Allemands usent dans de fortes proportions de leur nouveau gaz vésicant l’ypérite qui cause des pertes journalières au bataillon. Malgré toutes les précautions prises il est très difficile de s’en protéger efficacement.

22 mars

Le sous-lieutenant Max FRESSON interprète auprès des Américains et son ordonnance le chasseur FENOUILLET sont intoxiqués à Rouge Bouquet.

25 mars

Un violent bombardement par gaz asphyxiants envoyés sur Marainviller s’étend jusque sur le cantonnement du bataillon à Croismare.

9 et 16 avril

Bombardements par obus à gaz. De nombreux chasseurs sont intoxiqués dont le chasseur Emile BOSSUS.

 

Pertes du bataillon durant cette période :

GURBAÏA Emmanuel

Né à Paris en 1884, membre de la Jeunesse Sportive de St Ouen

 » Très brave chasseur grièvement blessé dans un coup de main au cours duquel il a fait preuve de la plus belle audace  »

Mort des suites de blessures le 21 mars à Rehainviller

BUISSON Claudius « Tony »

Né à Navilly (Côte d’Or) en 1897

Tué le 31 mars à la Sapinière

BONVALET Gaston Emile

Né à Noailles (Oise) en 1892

Tué le 4 avril à Emberménil

MANGIN Marie Joseph Anselme

Né en 1897 à Aménoncourt (54)

Tué le 8 avril à Veho (54)

BERNARD Pierre

Né en 1889 à Chatenay en Bresse (71)

Tué le 10 avril à Emberménil

BOISMONT Jean-Baptiste

Né en 1886 à Cussy en Morvan (71)

Mort le 13 avril de ses blessures à l’hôpital de Rehainviller

Jean Baptiste Boismont -2- (3)

Boismont (2)

Bezonvaux

 La période a été dure, surtout à cause du temps : boue dans laquelle les hommes n’ont pas arrêté de patauger, pluie, vent, bourrasques de neige et de grêle, et avec cela un service chargé car les boches étaient assez remuants. Ils ont essayé deux coups de main sur le bataillon mais n’ont rien pu faire…Nous avons eu quelques pertes et aussi quelques pieds gelés. Les hommes ont beaucoup souffert et pourtant on pouvait compter sur eux. « 

Lettre du capitaine Roy, décembre 1917

21 novembre : Violent bombardement tir de barrage français en avant du quartier

24 novembre :  Tir de repérage de l’artillerie ennemie de midi à 16 h. Le Commandant demande le tir de barrage. Duel d’artillerie. Pertes : 6 tués, 14 chasseurs blessés, Lieutenant Ory blessé. Les pertes ont été subies par des 75 pour la grosse part.

PRUES Pierre

Né en 1889 à Moulis (Ariège) résidant à Paris

« Modèle de sang froid et de belle énergie, tué à son poste de combat à Bezonvaux (Verdun) »

ORSET Marius

Né en 1886 à St Jean le vieux (Ain) résidant à Lyon, laitier

Blessé à Rancourt le 6/10/1916, blessé à Craonne le 2/7/1917. Tué le 24/11/1917 à Bezonvaux devant Verdun au cours d’un violent bombardement

PLASSE Jean Claude

Né en 1890 à Bourg de Thisy (Rhône), ouvrier

« Fusilier mitrailleur d’un très beau courage s’est fait remarquer par son sang froid et son activité pendant la période du 16 au 24 juin 1917. Tué le 24/11/1917 en faisant bravement son devoir au cours d’un bombardement d’une violence exceptionnelle devant Verdun. »

COUETTE Emiland

Né en 1884 à St Agnan (Saône et Loire) faïencier à Digoin (71)

Citation :  » A rendu de grands services depuis le début de la campagne, a mérité toute la confiance de ses chefs dans la période du 4 au 8 octobre 1916. »

Blessé le 18/6/1917 à Hurtebise cité à la 164e DI :

« Fusilier mitrailleur modèle de courage et de dévouement sous un violent bombardement par un tir calme et précis a contribué à arrêter l’avance d’un ennemi agressif. »

« Chasseur d’élite le 25 juillet 1917 a mis calmement son fusil mitrailleur en batterie au moment où une attaque allemande se déclanchait. »

« Chasseur d’élite au front depuis le début n’a cessé d’être pour tous le plus bel exemple de résolution souriante. Tué le 24 novembre 1917 en mettant son fusil mitrailleur en batterie. »

SIMON Paul André

Né en 1891 à Anould (Vosges), relieur

« Sergent d’une bravoure à toute épreuve. Le 24 novembre 1917 a su maintenir par son exemple sa section sous un feu de toute violence. Mortellement frappé devant Verdun. »

BELIN Marcel

Né en 1888 à Charme-lès-Baigneux (Côte d’Or) ouvrier agricole

TRIDENT Jean

Né à Marseille (Bouches du Rhone)en 1885

« Très brave caporal grièvement blessé à son poste de combat. Mort des suites de ses blessures le 21/11/1917. »

CASPAR Paul

Né à Loos (Nord) en 1897

Tué lors d’une mission le 17 décembre 1917

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Inhumé dans la crypte du cimetière de Loos

26 novembre à 0h30  : L’ennemi tente un coup de main. Une trentaine d’Allemands ont surgi de la tranchée en 2 colonnes par un. Aux 1ers obus tirés et obéissant à la consigne les Petits Postes se repliaient sur la ligne de résistance. Le groupe ennemi s’avançait sur la tranchée des Zouaves pour encercler le Petit Poste Ebener. Deux fusils mitrailleurs transformaient en une fuite folle cette manœuvre audacieuse.

Citation à la Division du chasseur Louis DREVET :

« Fusilier mitrailleur d’élite d’un courage à toute épreuve, le 26 novembre 1917 par son tir rapide et précis a mis en fuite un groupe ennemi qui tentait un coup de main sur nos petits postes. »

  

 28 novembre à  6 h : Coup de main exécuté à l’heure indiquée et suivant le projet approuvé. Le 1er groupe était soumis dès le départ de la tranchée à un feu de mitrailleuses. Le 2ème groupe abordait le réseau où il était accueilli par des coups de feu et un barrage de grenades. L’effet de surprise était raté. Le sous-lieutenant Villa en tête du groupe faisait lancer les grenades dans la tranchée ennemie puis rentrait dans nos avant-postes. L’ennemi n’a réagi en aucun cas.

vitriers bezonvaux                    

Verdun

1er novembre 1917 : Départ pour Verdun

Retiré du secteur de Reims, le 43e bcp est en ligne à Verdun du 4 novembre au 17 décembre, sans relève, dans le secteur de Bezonvaux, bois des Caurières.

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La crête des Caurières à Verdun, novembre 1917

Au sommet de la crête des Caurières une première ligne sans réseaux, sans tranchée profonde ni boyaux d’accès continus, sans abris. Cette crête est prise d’enfilade par les batteries de la Woëvre.

Au début de novembre 1917, la lutte était encore chaude et journalière sur la rive droite de la Meuse. Le secteur de Bezonvaux offrait à l’ennemi l’occasion d’écraser, sans danger de riposte sérieuse, la garnison qui l’occupait. Dans ce secteur inorganisé, inorganisable, où les lignes consistaient en des trous d’obus, où les hommes vivaient dans la boue liquide, à 50 mètres à peine d’un ennemi solidement retranché, dans ce secteur perché à gauche sur la crête d’Hassoule, encaissé à droite dans le fond de Bezonvaux, séparé de ses bases de ravitaillement par un formidable ravin qu’enfilaient les mitrailleuses et que le bombardement avait transformé en une succession d’immenses entonnoirs, dans ce secteur où il était impossible de faire le moindre mouvement, et où à tout instant on était menacé d’être attaqué et culbuté dans le cloaque bourbeux du Fond des Rousses, le bataillon fit preuve d’une endurance, d’une ténacité, d’un courage qu’il n’a pas dépassé dans ses plus belles heures…

Commandant Michelin

 

Récit du sergent Louis Poot :

« Le 5 novembre 1917, nous allons en ligne à Bezonvaux par des pistes où l’on enfonce dans la boue : nous passons la nuit dans de petits abris plein de boue. Le 9 au soir, nous montons en 1ère ligne. Nous sommes de sentinelle toute la nuit dans la boue jusqu’aux genoux. Aucun repos ; il fait froid, la pluie tombe sans arrêt et les obus aussi. Le 9 il pleut, le 11 il pleut. Le 12 novembre, notre trou d’obus est repéré par un avion ; les 130 tombent presque sur nous ; chaque éclatement nous couvre de boue. Mon équipement et ma capote ne sont qu’un bloc de boue. A cause de cette boue, nous ne pouvons creuser ni tranchées ni abris. Nos outils ne peuvent être utilisés, car on ne peut en détacher la boue qui y adhère ; il faut creuser avec les mains… »

 

 

 

 

           

 

 

Les Cavaliers de Courcy

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Les Cavaliers de Courcy – septembre 1917

Du 18 août au 21 septembre 1917 le bataillon est aux tranchées des Cavaliers de Courcy près de Reims en Champagne. Il exécute et subit une série de coups de main. Les combats au corps à corps dans les tranchées sont nombreux.

Récit du Commandant Michelin :

 » A 5 heures, dans la nuit noire encore, un crissement soudain dans les réseaux, puis des groupes d’assaut chargent sur la tranchée gardée par une simple chaîne de sentinelles doubles. Le chasseur Biesse n’a que le temps de lancer une grenade, six revolvers le menacent aussitôt dans son poste de guetteur et malgré la lutte que lui permet sa belle vigueur, Biesse est terrassé, désarmé, traîné malgré lui. Bientôt les Allemands courant à des captures plus nombreuses laissent le chasseur à la garde d’un seul des leurs qui tient sur le prisonnier un revolver braqué. D’un coup de poing formidable, Biesse étend le guerrier farouche et fuit par un chemin connu, poursuivi durant quelques pas par un bruit de bottes et des coups de revolver. Dans un autre coin le chasseur Charvet assailli par 6 hommes à son poste de guetteur bondit sur le parapet, lance une grenade qui tue ou disperse les assaillants. » 

Chasseurs tués aux Cavaliers de Courcy :

Julien BILLARD                                  bleuet

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Né en 1896 à Corcelles les Monts (Côte d’Or)

Claude VILLARD                                   bleuet

Né en 1896 vigneron à Chassagne-Montrachet (Côte d’Or)

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Albert BAFREY

Né en 1892 à Anould (Vosges)

Léon BARBET

Telephoniste né en 1893 à Nérondes (Cher)

Pierre KRUMEICH                    bleuet

   né en 1897 à Jeanménil (Vosges)

Krumeich Sillery

 

Marcel ROUMET                          bleuet

Sergent né en 1897 à Bouges (Indre et Loire)

 

Alexis CRETTEZ                               bleuet

Né en 1897 à Fontenay sous Bois (Seine)

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Edmond MILLET                    bleuet

Né en 1895 à Paris décédé suite intoxication par gaz

 

 

 

Craonne juillet 1917

Monté en ligne le 23 juillet le bataillon part relever des bataillons du 334e RI  au nord-est de Craonne, à droite du Plateau de Californie.

« Un communiqué a prétendu que nous avions repris toute notre ancienne ligne sauf un petit ouvrage alors que c’est juste le contraire : nous avons repris un petit coin et le reste est resté aux boches. »

« En montant une de mes sections a perdu ses 2 sergents. Le 25 j’avais 48 hommes avec moi dans la tranchée pour toute la compagnie. »

Lettre du capitaine Roy, juillet 1917

 

Pertes du Bataillon du 24 au 26 juillet :

GAUTIER Gaston Albert                       bleuet

Né à Marmesse (Haute-Marne) en 1899, Pupille de l’Assistance Publique, résidant à Marnay

Engagé volontaire en 1916, cité à l’ordre de la Division : « A fait preuve dès son arrivée au bataillon d’un courage rare et d’une audace peu commune. Toujours volontaire pour les patrouilles délicates et les postes dangereux pendant la période du 16 au 24 juin 1917. »

Cité au bataillon « Chasseur du Groupe Franc remarquable par son courage et son audace a été tué au cours d’un violent bombardement le 24 juillet 1917. »

Gautier Pontavert

 

LAUZANNE Henri

Sergent né à Louvières (Haute Marne) en 1881

MASSEROLI Paul                          bleuet

Né à Fraize (Vosges) en 1896  (Groupe Franc)

Masseroli Pontavert

 

LECLERC Aimé

Né à Argenteuil (Seine) en 1880

PIERSON Jules

Sergent né à Villers Cotteret (Aisne) en 1889

VERCASSON Antoine

Né à Brossaines (Ardèche)  en 1886, résidant à St Cyr sur le Rhône (Rhône)

« Chasseur très discipliné et courageux blessé le 10/8/1914 et  le 18/6/1915.  Blessé le 18/6/1917 à Hurtebise. Tué à son poste de combat le 25 juillet 1917 en repoussant une attaque ennemie. »

RIOTTE Robert         bleuet

Né à Chamesson (Côte d’Or) en 1896

riotte et 25 - Dos de 3 soldats

De gauche à droite chasseurs Riotte, Roussiaux et Chadefaux

Photo appartenant à Robert Riotte, annotée de sa main

Merci à Lionel Riotte son neveu

Lien vers la page du :

Chasseur RIOTTE

 

Edouard HELLE

Né à La Bourgonce (Vosges) en 1897

« Jeune chasseur brave et actif blessé le 25 juillet 1917 en traversant un tir de barrage violent. Mort des suites de ses blessures le 10 septembre 1917. »