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Mai dans la forêt de Parroy

« Il fait un temps superbe, beau soleil avec de l’air ; la forêt est très jolie et très verte ; il y fait propre et on y cueille du muguet ; je ne me prive pas de faire une ballade, la canne à la main ; on va voir les camarades dans les postes voisins, en s’arrangeant naturellement pour que le service n’en souffre pas… »

Nous sommes ressortis hier de la forêt ; nous avons eu beau temps mais on en sort tout de même assez fatigué : pendant les 4 derniers jours on est en grand-garde (2 jours) et en petit-poste (2 jours), c’est-à-dire tout le temps sur pied. Au petit-poste il ne faut pas dormir…

Les hommes marchent assez bien aux avant-postes mais il est très dur de les secouer quand on est au repos. Il est certain que la vie n’est pas drôle pour eux : depuis neuf mois ils n’ont eu  avec eux que ce qu’on peut introduire dans un sac et ils couchent sur de la paille en petite quantité…

Source : correspondance du lieutenant Roy, 43e bcp, mai 1915

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Sous-lieutenant Saules

Alphonse Louis Noël SAULES, Né à Marcillac en Aveyron en 1882, Maréchal des Logis de Gendarmerie, détaché comme sous-lieutenant au 43e bataillon de chasseurs à pied.

Le 8 mai 1915 le sous-lieutenant Saules est porté disparu lors de l’attaque des « ouvrages blancs » à Angres  (Pas de Calais).

Saules Alphonse sous-lieutenant au 43e bataillon de chasseurs a brillamment atteint avec son peloton le point extrême de l’ouvrage à enlever et malgré des pertes sérieuses a résisté à l’ennemi et à toutes ses attaques. Tombé glorieusement au cours de l’action le 8 mai près d’Angres.

Cet ensemble de tranchées creusées dans la craie forme un saillant d’où l’ennemi pourrait prendre en flanc, par ses feux l’attaque principale prévue le lendemain. Au cours de cette opération 200 spahis ,3 compagnies du 3 BCP et 3 sections de mitrailleurs du 3 BCP , une compagnie du 4/6 génie sont engagés.

 » A 17 heures, cinq fourneaux de mine bouleversent la première ligne ennemie; l’infanterie s’élance, et à 17h 30, tout l’ouvrage est en notre possession. Mais, à 18 heures, la disparition du commandant des troupes d’attaque, mortellement blessé, et les feux flanquants provenant des Cornailles amènent un fléchissement de nos troupes. Les Allemands contre-attaquent avec des forces supérieures et nous refoulent jusque dans les entonnoirs produits par les explosions de nos fourneaux de mine; après une lutte acharnée qui dure toute la nuit, nous ne tenons plus, le 9 au matin, que le saillant sud de l’ouvrage. »

 

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Entonnoirs aux Ouvrages Blancs

En 1920 on retrouve le corps d’  » un sous-lieutenant du 3e bcp avec médaillon et alliance en or gravée « Berthe à Noël, 16 avril 1912″.

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Identifié grâce à son alliance, le sous-lieutenant Saules est inhumé à la NN de la Targette

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En 2012 son nom est inscrit au MAM de Marcillac-Vallon et la 63e promotion des officiers de la Gendarmerie Nationale est baptisée promotion sous-lieutenant Saules.

Chasseur Guillerme disparu

28 avril 1915 Une reconnaissance envoyée dans la nuit pour reconnaître les organisations ennemies a trouvé à l’intersection de la tranchée de la chapelle St Laurent et de la tranchée du Haut un ouvrage avec créneaux de 80 m environ. Un patrouilleur arrivé aux abords de cet ouvrage a été reçu par une vive fusillade, est tombé, a été emporté par l’ennemi avant que la reconnaissance ait pu intervenir.

GUILLERME Henri

né à Paris le 22 fevrier 1890, élève des Hospices de la Seine, au recrutement d’Autun, marié à Remiremont (Vosges) le 15 mai 1914, disparu et blessé le 28 avril 1915,  déclaré décédé par  jugement en 1921.

Baissot, Curtet, Simon

28 mars 1915 – Sergent Charollais :

La neige est tombée cette nuit. En me levant j’apprend la mort de Baissot, sous-officier à la 8e, un de mes bons camarades, tué ce matin à 3 heures. Son corps est transporté à l’église de Sionviller. Je vais le voir : rictus des lèvres qui défigure ce bon visage si souriant…

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 BAISSOT Charles-Eugène. Classe 1902. Sergent au 3e bat. de Chasseurs à pied, 8e Cie. — Plâtrier-peintre à Divonne-les-Bains. — Né à Divonne-les-Bains, le 20 juillet 1882. — Fils de feu Baissot André et de feue Martin Hortense-Julie, en leur vivant à Divonne-les-Bains. — Marié à Mlle David-Missilier Hélène, domiciliée à Divonne-les-Bains.

Tombé au Champ d’honneur, le 28 mars 1915

source :site Memoire gessienne  : http://memoire-gessienne.fr/

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Baissot Fernand 43bcp

BAISSOT Fernand, frère de Charles, caporal au 43e bcp, Mort Pour la France le 11 décembre 1915 à Houdain (Pas de Calais)

CURTET Joseph (de Druillat dans l’Ain) blessé le 26 mars 1915 à Parroy :

 » A fait preuve de beaucoup d’ardeur le 26/3/1915 dans l’attaque à la baïonnette d’une tranchée ennemie. Pendant le travail d’organisation du terrain conquis a été grièvement blessé. Mort des suites le 5 juin 1915″

SIMON Claude de Montcenis (Saône et Loire) a été tué le 29 mars à Parroy.

Mars 1915

Carnet du sergent Charollais :

3 mars  On annonce une importante concentration de forces allemandes devant nous. Chez nous renforts : une division de cavalerie à Varangéville, 2 bataillons cyclistes.  40 autos chargées de troupes sont passées à Lunéville se dirigeant sur Laneuveville. L’ennemi a attaqué le poste de la Croix Bastien. Nous avons un tué : Devauchelle Robert et un blessé : Soquet Claude.

Tout annonce une attaque cette nuit: je viens de voir passer à 8 h ½ de l’artillerie lourde 120 long, j’ignore le nombre de pièces.  La 7e Cie qui vient de rentrer des tranchées à 4 heures du soir, repart à 9 h du soir, direction forêt de Parroy. Nous attaquons Parroy où les troupes allemandes se sont organisées solidement.

4 Mars  Le matin à 8 h je vais voir une batterie de 95 (3 pièces) qui sont établies à 500 m du village. Elles tirent sur Parroy. Vu ce matin un Aviatik semblable à celui d’hier. Le canon gronde maintenant.

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Tombe de R. Devauchelle à la NN Friscati

 

26 mars              Opération dans la forêt de Parroy progression des avant-postes

Attaque du bois Legrand à la baïonnette : 6 prisonniers

1ère citation à l’ordre de l’Armée du sergent Louis FALCONNIER :

 » Sergent au 43e bcp a abordé le premier un réseau de fil de fer et a attaqué à la baïonnette une tranchée et a fait des prisonniers. »

Du 3 au 11 février 1915 Parroy

Mauvais temps, dégel, chemins défoncés abominables. Combats tous les jours dans la forêt de Parroy

Pertes :

MARIA Louis Valentin, blessé grièvement et fait prisonnier. Décédé en captivité.

PREAULT Silvain blessé (amputation du bras)

VISCHERY Bertin adjudant-chef « chef de section énergique très sérieusement blessé en conduisant une reconnaissance difficile. » (amputation jambe)

ÉCUVILLON Amédée-Eugène.

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Classe 1902. Sergent au 43e bataillon de Chasseurs alpins, Cie de Mitrailleuses. –­Boulanger à Genève. – Fils de Écuvillon Louis, propriétaire à Baisenaz (commune de Thoiry). Médaillé militaire. Vétéran de Cri­mée et d’Italie, et de Chapuis Joséphine. -Marié à Mlle Brunet Cécile, domiciliée à Genève.

Mort pour la France, le 8 juillet 1916, à la station sanitaire d’Alix (Rhône). – Griè­vement blessé à la forêt de Parois, près Nancy, en février 1915.

Décoré de la Médaille Militaire avec la citation suivante : Ordre général de l’Armée :

« Écuvillon Amédée-Eugène, comman­dant un petit poste attaqué par des forces supérieures, a été blessé d’une balle à la face dès le début de l’engagement. A conservé son commandement pendant plus d’une heure sous un feu violent et ne l’a quitté qu’a l’arrivée de son commandant de com­pagnie venu pour renforcer la ligne. »

Décoration remise au blessé à l’hôpital de Lunéville.

Source : Site :  Memoire Gessienne

Petit poste avancé - Parroy

Petit Poste Avancé – Parroy

source photo : Sébastien Bonhomme

3-4-5 janvier 1915

Pluie, vent, boue, les tranchées sont pleines d’eau. Les hommes sont fatigués.

4 chasseurs tués  : Jean GOBET et Joseph FOUROT, Jean MARCEAU, disparu, René GAUDINOT blessé par éclat d’obus à Henamenil, mort à l’hôpital de Lunéville.

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Joseph FOUROT né en 1881 à Talmay (Côte d’Or)

« Caporal commandant d’un poste avancé le 3 janvier 1915 s’est porté en avant pour reconnaître une fraction ennemie qui approchait. A été tué au retour pendant qu’il donnait des renseignements à son chef de section. »

Jean GOBET né en 1890 à Nolay (Nièvre)

« Patrouilleur courageux et dévoué recherchant les missions périlleuses. Tué le 5 janvier 1915 à la tête d’une reconnaissance. »

1er janvier 1915

« L’année 1915 va être d’un intérêt extraordinaire… En dehors des autres raisons que l’on peut avoir de tenir à la vie, j’aimerais assez pouvoir faire mon devoir sans que les Allemands me démolissent. »

Lieutenant Roy, 1er janvier 1915

Attaque sur tout le front. Un chasseur tué : Jules FARETTE

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