Hurtebise juin 1917

Hurtebise - JMO 7e génie, compagnie août année 1917. page 33

Carte extraite du JMO du 7eme régiment du Génie aout 1917

 

Extraits d’une lettre du  caporal Robert RIOTTE Mort Pour La France à Craonne le 27 juillet 1917 :

Le 15 juin à 3 h de l’après midi nous quittons le camp de Glennes pour monter aux tranchées. Nous relevons le 144e RI en 1ere ligne au Monument d’Hurtebise en liaison avec le 152e. Vers minuit nous prenons nos emplacements et une fois les consignes passées nous passons la nuit assez tranquillement (poste d’écoute).

16 - Le monument

Credit photo : Chasseur R.Riotte. Merci à Lionel Riotte son neveu

Le 16 juin au matin les boches envoient des torpilles sur la 9e. Résultat : une dizaine de blessés assez grièvement. Le soir à 8 h les boches déclanchent un bombardement terrible avec des minen et des fusants et aussitôt l’attaque se déclanche en vagues d’assaut en colonne par 4 sur la Pointe du Doigt.

Avant l’attaque je me trouvais dans un abri sous un rocher à flanc de coteau en avant de notre 1ere ligne avec quelques hommes de ma section. Les obus tombant sur l’abri et devant l’entrée il nous est impossible de sortir. A 10h je profite d’un moment de calme pour gagner la tranchée en rampant avec Pechinot et Grandadam. En arrivant à notre emplacement nous sommes accueillis par une rafale de grenades que les boches nous envoient sans arrêt. Grandadam est blessé et se replie avec Pechinot. Je gagne en vitesse la tranchée de soutien. Mais au tournant du boyau j’entends un maniement de culasse et je me retrouve au bout d’un fusil. En face de moi je reconnais mon ancien copain Artaud qui furieux d’avoir manqué de me tuer va prendre un poste un peu plus loin où il est blessé peu après.  Alors je me retrouve avec la 7e compagnie qui a remplacé la 8e, qui n’était plus assez nombreuse pour tenir,  la 1ere section étant prisonnière, le capitaine de Gouvello et le lieutenant Fedit blessés.

Le 17  juin la 1ere section prend la garde à l’entrée du Tunnel.

Le 18  juin vers 4 h je reçois l’ordre d’aller avec mon escouade au boyau Vidal avec des tromblons et des V.B. pour soutenir la 9e cie en prévision d’une attaque ennemie.  Aussitôt un 155 tombe à 50 mètres derrière nous, puis un 2eme plus près puis un 3eme encore plus près. Des fusées sont envoyées pour faire allonger le tir. Par mégarde une demande de tir de barrage est envoyée. Alors les deux artilleries bombardent d’une façon intenable pendant une demi-heure.

Le 19  juin nous allons relever la section de garde au Tunnel pendant 2 jours.

10 - Entrée du tunnel (2)

Entrée du Tunnel

Credit photo : R. Riotte

Le 21 juin nous relevons une section de la 7e aux tranchées du Monument. Tous les jours bombardement de la 1ere ligne allemande avec les 155 et les 240.

Le 24 relève par le 152e et le Groupe Franc de la division pour l’attaque du lendemain.

Du 25 au 30 en réserve de division à Maisy.

Lien vers la page du site consacrée au chasseur RIOTTE :

Le chasseur Riotte

Vauclerc mai 1917

Récit du capitaine Roy :

 » Nous avions pour tout le bataillon et ma compagnie en particulier une excellente position sur les pentes nord du plateau dans le secteur de Vauclerc, 1500 mètres au nord d’Oulches.  Notre installation matérielle était plutôt précaire. Nous occupions les tranchées allemandes conquises une huitaine de jours avant. Je me suis installé dans le seul abri, peu solide, les hommes n’ayant rien ou presque. Un soir j’ai du abriter dans mon abri 10 ou 12 blessés dont plusieurs très atteints, et ce n’était pas gai. »

 » A défaut d’attaquer nous étions sûrs de recevoir des coups de canon, dans la tranchée d’abord mais aussi dans toute la zone arrière qui est battue et où la circulation est difficile et dangereuse. « 

 

15-17 mai : Tir ininterrompu d’obus de 150.

18 mai : Une forte patrouille ennemie tente de passer le barrage du boyau Schultz. Elle est repoussée à coups de grenade et de fusils mitrailleurs.

Pertes : 5 tués :

Emile GUISOT

Né à St Dié (Vosges) en 1895

Guisot Craonnelle (2)

Inhumé à Craonnelle

Victor FOL

Né en 1888 cultivateur à Leaz (Ain)

Lucien BLANDIN

Né à Pantin (Seine) en 1894

Frédéric DUROZIER

Durozier Craonnelle

Cultivateur à Certines (Ain) né en 1888

Inhumé à Craonnelle

Lucien GUIBERT

Né à Paris en 1896

et 15 blessés

 

19 mai : Deux patrouilles ennemies tentent de s’approcher de nos ouvrages. A chaque fois elles sont repoussées à la grenade. Tir des mitrailleuses de soutien sur avions volant à faible altitude et mitraillant nos positions.

Pertes : 3 tués :

Lucien TITOY

Né à Paris en 1896

Titoy Craonnelle

Inhumé à Craonnelle

Albert ROLLET

Né en 1896 à Jésonville (Vosges)

Rollet Craonnelle (2)

Inhumé à la NN de Craonnelle

Alphonse RIVOT

Né en 1896 à Gugnécourt (Vosges)

et 10 blessés

Parmi les 8 chasseurs tués, 6 sont des « Bleuets » âgès de 20 à 22 ans.

28 mai : lors d’un bombardement 4 chasseurs sont blessés. Le chasseur Lucien Rosier est tué.

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Lucien ROSIER né en 1878 à Mortagne (Vosges)

 

 

 

Au Chemin des Dames

 » Soudain dans la nuit et dans le silence

On voit quelqu’un qui s’avance

C’est un officier de Chasseurs à Pied

Qui vient pour nous remplacer

Doucement dans l’ombre sous la pluie qui tombe

Les petits Chasseurs vont chercher leur tombe. »

Chanson de Craonne

 

 

10 mai 1917 – En exécution de l’ordre général d’opération de la 164e division d’infanterie le 43e bcp est transporté en train à Baslieux les Fismes (Aisne) où il cantonne.

La 164e division d’infanterie, division du “Dragon »  (1917) :

-152e RI. -213e RI. -334e RI. -41e BCP et 43e BCP. -232e RAC. -6e RG.

11 mai – Préparation des paquetages pour la montée au Chemin des Dames.

12 mai – En 1ere ligne sur le Plateau de Vauclerc, secteur du ravin des Frères Anciaux 15 - Abri boche

Abri au ravin des Frères Anciaux, Chemin des Dames

Crédit photo : Chasseur Robert RIOTTE du 43e bcp

 

14 mai – Confection d’un réseau en avant de la tranchée des Friches. Approfondissement des boyaux de 1ere ligne. Inhumation des nombreux cadavres restés sur le terre-plain entre les tranchées.

Le chasseur Antoine JACQUET est tué par un bombardement aux Frères Anciaux, tranchée Offenbourg

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Antoine JACQUET

né en 1877 à Chissey lès Mâcon (Saône et Loire), meunier à Montagnat (Ain)

Inhumé à la NN de Craonnelle

Schonholz hiver 1917

Janvier et février 1917

Le bataillon retourne en Alsace dans le secteur du Schonholz et y reste  60 jours dans la neige.

foret schonholz

 

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Tranchée au Schonholz

 

Lettre du lieutenant Roy :

 » Nous sommes dans un coin que nous avons déjà occupé l’été dernier. Les hommes sont un peu à plaindre.  Nous sommes décidemment dans une série d’hivers rigoureux. C’est pénible mais cela vaut mieux que de patauger dans la boue. »

 » Nous sommes aux tranchées, je ne sais pour combien de temps encore. Pour moi ce n’est pas bien pénible mais pour les hommes c’est plus dur : l’immobilité en sentinelle n’a pas de charme par ce temps-ci.  Les hommes  prennent la faction toutes les nuits au moins une heure sur trois et souvent deux heures sur quatre.  Ils  se mettent les pieds dans des sacs à terre et il parait que cela tient chaud. « 

 » Le secteur en ce moment est assez remuant : nous avons presque tous les jours une séance de bombardements réciproques avec crapouillots et « minenwerfers » qui n’est pas des plus drôles. « 

 

 

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MAISTRE Antoine

Né à Montaigut en Combrailles (Puy de Dôme) en 1893

Tué au Schonholz le 27 janvier 1917

Viewty

BENOIT Joseph

Né à Dompierre sur Ain en 1883

Tué au Schonholz le 28 janvier 1917

Viewty

FOLLIET Jean Pierre

Né à Ceyzerieu (Ain) en 1884

Tué au Schonholz le 27 janvier 1917

Viewty

BON Louis

Né à Eloi (Territoire de Belfort) en 1896

Tué au Schonholz le 11 février 1917

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MEUNIER Louis né à Paris en 1882

Tué au Schonholz le 16 février 1917

 

ASTIER Antoine né à Uzerche (Corrèze) en 1890

Blessé au Schonholz le 30 janvier décédé le 11 avril 1917

 

BRIGAND Gaston né à Massingy (Côte d’Or) en 1885

Blessé au Schonholz le 30 janvier décédé le 9 mars 1917

 

GUETTE Jean né à St Georges de Mons (Puy de Dôme) en 1886

Tué au Schonholz le 16 février 1917

 

TERRAIL Henri né à Paris en 1881

Tué par bombe d’avion au Schonholz le 4 mars 1917

 

 

 

 

Rancourt

Lettre du lieutenant Roy, octobre 1916 :

 » Nous avons pris les premières lignes en avant du village de Rancourt, face au bois de St Pierre-Vaast. Nous sommes restés quatre jours là. Tant dans la relève que dans les tranchées j’ai perdu à ma compagnie 40 blessés et 20 tués, sans attaquer. Le bombardement, tant sur les voies de communication que sur nous, n’a pas arrêté un instant. Seulement de temps en temps il tombait une marmite énorme et il n’y avait qu’à attendre en recevant de la terre, de la poussière et de la fumée. C’était une désolation sans nom.  » 

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Positions du 43e bcp au bois de St Pierre Vaast

Récit du Commandant Michelin :

 » Pendant ces quatre jours, à 30 mètres de l’ennemi, le Bataillon martelé (sa position deux fois démolie) par une concentration de feux d’une violence inusitée, s’est chaque fois réorganisé, rétabli sur la ligne pour faire face à un ennemi très supérieur en nombre et apparemment menaçant, l’a tenu en respect par une attitude agressive et une surveillance manifeste – ceci dans un état de fatigue excessive et presque sans ravitaillement en vivres et en eau. « 

Souvenirs du sergent Louis Poot :

 » Le 4 octobre attaque à Rancourt. Je suis blessé au cours de la progression. Deuxième blessure. Je suis évacué sur Bray sur Somme et de là sur Dieppe. Quelle joie ! Je danse debout sur mon lit tellement je suis heureux d’avoir été épargné. Diagnostic : fracture de l’omoplate gauche avec hyopacousie de l’oreille. « 

Le bois de St Pierre-Vaast

70 chasseurs et sous-officiers et 1 officier ont été tués au bois de St Pierre-Vaast du 4 au 8 octobre 1916.

Parmi eux  le  sous-lieutenant Louis Calmeau  de Senailly (Côte d’Or) :

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Voir l’article du site :

http://http://43bcp.fr/index.php?p=1_14_En-m-moire

 

Le prêtre-brancardier Jules Dunand :

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Voir l’article du site :

http://43bcp.fr/index.php?p=1_20_Les-brancardiers

 

Le chasseur Paul KRAUTTER

Horticulteur à Bourbonne-les-Bains – 20 ans

Assis à gauche

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Certains sont inhumés à la NN de Rancourt :

Cliquez sur les photos pour agrandir

GREUSE G.                         FEUTREN Y.                       FREMIOT C.                          LAUPIN A.

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OUDOT C.                            BOLLET E.                            CALMEAU L.                      CHATRON A.

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BAUDOT L.                          BRESSON E.                     GAONACH F.                    KRAEMER G.

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PATROUX L.                     SIMON L.                             VARENNE P.                    DELOGE J.

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THOMAS G. et CHARVIEUX A.     STERN F.                  GUYON S.                     VINCENT J.

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CHAIGNET L.                           DUPLUS P.                     GORAND A.                        DUNAND J.

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Tombés pour la France au Forest

100 chasseurs, sous-officiers et officiers du 43e bataillon de chasseurs ont été tués entre Maurepas et Le Forest.

Certains sont inhumés à la Nécropole Nationale de Maurepas :maurepas-cimetiere

 

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Cliquez sur les photos pour agrandir

Quelques visages :

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Sergent Jacques MYNARD

cliquez sur le lien :

http://43bcp.fr/index.php?p=1_15_En-m-moire-2

 

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Chasseur Eugène CHAUFFARD

cliquez sur le lien :

http://http://43bcp.fr/index.php?p=1_15_En-m-moire-2

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Chasseur PIerre MONTEILLARD

Agent de liaison du commandant Michelin

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Sergent Fernand LEJOINT

cliquez sur le lien :

http://http://43bcp.fr/index.php?p=1_15_En-m-moire-2

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Sergent Jacques de KERMEL

cliquez sur le lien :

http://43bcp.fr/index.php?p=1_14_En-m-moire

 

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Louis François PATROIX

Né à Divonne (Ain) en 1884

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Maxime HENON

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 « Chasseur d’un courage admirable. Agent de liaison des plus consciencieux, a toujours rempli ses missions avec le plus grand mépris du danger. »

Source photo : Livre d’Or de l’Ecole Massillon (Paris)

 

3 septembre 1916 l’assaut

Dans la tranchée de départ

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Souvenirs du sergent Louis POOT :

 » Le 3 septembre à midi nous attaquons dans un enfer de feu. Il faut franchir les barrages de l’artillerie allemande. Enfin vers 14 h nous avons atteint notre objectif. Notre bataillon est composé en majeure partie de réservistes de Bourgogne des Vosges et de Parisiens. A la suite de cet épisode le bataillon est cité à l’ordre de la division car le 3 septembre 1916 après avoir tenu 5 jours sous un violent bombardement et perdu, par un tir de contre préparation le cinquième de son effectif, il a d’un seul élan atteint son objectif à 900 mètres du point de départ. Objectif conquis à la grenade et au couteau sur trois tranchées ennemies demeurées intactes et garnies de mitrailleuses. Après s’être emparé de 7 mitrailleuses, de 5 officier et de 190 grenadiers de la garde prussienne qui ont avoué à l’interprète n’avoir jamais imaginé assaut si âprement poussé. A cette attaque je reçois ma première citation. « 

Le chemin de Maurepas au Forest en septembre 2016 :

 

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Le chasseur Risser

1er septembre

« De ces horribles batailles de tranchées, celle de la Somme fut l’une des plus acharnées. Les journées et les nuits qui précédèrent l’assaut du 3 septembre, nous avons vécu recrocquevillés dans des trous pleins de boue, au milieu des cadavres dont l’odeur était épouvantable, sous un bombardement ininterrompu qui n’avait pas laissé un brin d’herbe. A chaque instant les éclatements vous soulevaient, vous roulaient, vous enterraient. La nuit, les milliers et les milliers d’éclairs des arrivées et des départs des obus, les fusées éclairantes déchiraient le ciel et de partout entre les lignes montaient les appels déchirants des blessés et des mourants qu’on ne pouvait aller chercher. »

Général de Gouvello – « Les paradis ne peuvent mourir »  - Souvenirs

 

L’attaque est fixée au 3 septembre à midi. Notre première ligne la tranchée des Roumains avec son doublement, l’une et l’autre simplement ébauchés, formaient la tranchée de départ.  Les tirs de préparation de l’artillerie française s’abattent sur cette première ligne, la détruisent et tuent ou blessent de nombreux chasseurs.

Citation du chasseur Joseph VAREY de Corlier dans l’Ain :

 » Chasseur dévoué s’est porté spontanément au secours de ses camarades ensevelis sous un éboulement et les a dégagés. A été blessé lui-même par éboulement. « 

Parmi les tués,  le chasseur Marcel RISSER du groupe franc :

« Par cet après-midi du 1er septembre il est là, au flanc d’un talus, calme sous le bombardement..un obus lui coupe les deux jambes. Sur le brancard qui l’emporte au poste de secours il parle doucement, il chante la Sidi Brahim… »

Commandant Michelin : « Présents ! »

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Lien vers l’article du site 43bcp.fr :

http://43bcp.fr/index.php?p=1_37_Chasseur-Risser

 

 

 

 

La dernière lettre du chasseur Girard

Le 31 août un ordre d’attaque donne pour objectif au 43e bcp une série de tranchées allemandes à cheval sur le chemin Maurepas – Le Forest.

Le 31 août le chasseur Claudius Girard écrit à sa sœur Marie :

1915_08_31_Carte_de_Claudius_Girard_frere_de_Marie_Messin_mort_au_combat_31_Aout_1916 (2) (2)

Chère Marie, Je t’envoie ces deux mots pour te dire que je suis toujours en bonne santé seulement nous allons attaquer il y a encore deux chances sur trois être prisonnier ou blessé si j’en revien je t’écrirai aussitôt.

Je n’ai pas eu de nouvelles de Nièvre depuis que tu y étais je ne sais pas si mon père va mieux ou plus mal s’il n’y avait pas eu cette attaque je serai en permition à présent. Tu donnerat bien le bonjour a rené ainsi qu’a toute la famille.

Ton frère qui vous embrasse tous bien fort

Claudius

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 » En tou cas que je ne me rentourne pas vous prendrez soin de mon père.

Je suis au secteur 192 dans la Somme. « 

Claudius Girard fut tué le lendemain 1er septembre.

Agé de 34 ans il était cultivateur à Nievroz dans l’Ain.

Merci à Michel Bert son petit-neveu qui nous a transmis ce document