11 novembre 1918

11 novembre 1918 à 7 heures le Bataillon reçoit l’ordre du Maréchal Foch annonçant la fin des hostilités.

Il cantonne à Lierde Ste Marie en Belgique :  » L’accueil de la population est très touchant. Le Bataillon est très acclamé. »

Mémoires du sergent Louis Poot :

 » Enfin le 11 novembre arrive. Je suis encore à l’hôpital et l’armistice est signé. Quelle joie immense pour tous. Nous célébrons dans l’enthousiasme la fin du cauchemar. Mais nous pensons à tous ceux qui se sont battus pour qu’un pareil fléau ne recommence plus. Nous ne devons jamais oublier. Il est attristant pour tous les anciens combattants de penser qu’une pareille monstruosité pourrait de nouveau revenir. Pour éviter une pareille catastrophe il faut rester unis.

Ce qui m’a donné la force et le courage de supporter toutes ces misères c’est la confiance totale que j’avais en Dieu. La prière a été pour moi d’un grand secours. Mon fanion du Sacré Coeur que m’a remis mon aumônier l’abbé Fousset en 1917 ne m’a jamais quitté. Je le portais sous ma chemise.

Vous dire que malgré ces épreuves, au repos, nous aimions nous réunir autour de la table ; quelques bidons de pinard nous rendaient heureux. Nous aimions chanter en chœur pour chasser notre cafard et quelques chansons nous rappelaient nos souvenirs. La gniole le matin était la bienvenue avec le jus. Sans gniole sans pinard le moral du poilu aurait été mauvais mais celui-là n’a jamais manqué. Pour la nourriture, ne nous plaignons pas trop ; chaque fois qu’il a été possible de nous donner quelques suppléments, nos officiers s’efforçaient de le faire. Quelle joie lorsque le vaguemestre nous remettait le montant d’un mandat, celui-ci était partagé en commun.

Au front, nous avons connu la vraie solidarité, l’esprit du sacrifice et du devoir. Conservons ces vertus qui font la force de notre peuple français. « 

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«  Ce que nous avons fait, c’est plus qu’on ne pouvait demander à des hommes, et nous l’avons fait. »

Maurice Genevoix

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 En souvenir d’Emile BOSSUS chasseur au 43e bataillon de Chasseurs à Pied

 

Dans les champs des Flandres

Ceux du 43e bcp tombés dans les champs des Flandres les 28 et 29 octobre 1918 :

Lieutenant Philippe VILLA

Né à Piedicroce, Stazzona (Corse) en 1889

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 Poème écrit par Anghjula GUIDONI, à la mémoire de son neveu Philippe VILLA :

Cum’ai fattu à cascà                                             Comment as-tu fait pour tomber

Lu me curragiosu è fieru ?                                  Toi mon courageux et fier ?

E lasciatti la tu patria                                            Et laisser ainsi ta patrie

Tù ch’ere tantu sinceru                                        Toi qui étais si sincère

E chì di lu battaglione                                           Et qui de ton bataillon

Ere lu più gran guerrieru                                     Etais le plus grand guerrier

 

U me bellu ufficiale                                           Ô mon bel officier

Pienu di perseveranza                                     Plein de persévérance

To sangue cusì fieru                                         Ton sang si fier

L’ai versatu à la Francia                                 Tu l’as versé pour la France

Di ghjinghje à cantà vittoria                         D’arriver pour chanter victoire

Un ai avutu la scenza                                      Tu n’as pas eu la chance

 

Lien vers la page consacrée au lieutenant Villa :

http://www.43bcp.fr/index.php?p=1_35_Lieutenant-Villa

 

Maurice DEGOFFE

Né à Reims en 1898

 » Brave chasseur observateur au poste de commandement du chef de bataillon, a montré beaucoup de courage et de sang-froid en répétant les signaux malgré le barrage déclanché sur le PC. Tué à son poste de combat le 27 octobre 1918. « 

André MEISSERT

Né à Xertigny (Vosges) en 1898

Témoignage de son frère :

«  Mon frère André était mon préféré, il avait une qualité celle d’être gentil. A 14 ans André entrait dans la banque. En 1917 il avait 19 ans il partait à son tour pour l’armée pour monter au front quelques mois plus tard. Nous l’avons vu pour la dernière fois en septembre 1918 à l’occasion d’un congé bien court. Peu après il était gravement blessé à Roulers, après avoir enterré son camarade Marcel Gury de Xertigny tué le 18 octobre.

Quand sa lettre est arrivée aux parents de son camarade, nous ignorions encore sa propre mort et c’est le 11 novembre tout de suite après l’annonce de l’armistice que la dure nouvelle nous arrivait. Au cours d’une de ses missions d’agent de liaison le 27 octobre il est blessé par éclat d’obus. Il décède 2 jours après. « 

René SOCCARD

Né en 1890 à Puits et Nuisement (Aube)

Soccard Machelen

 

Tatius BOUILLET

Né en 1890 à Paris

Jean GOVIN

Sergent né en 1895 à Fontaine Française (Côte d’Or)

« Volontaire au Groupe Franc, belle conduite dans un coup de main, belle audace dans un rencontre avec une forte patrouille ennemie le 17 avril 1918. »

« Sous officier consciencieux et dévoué s’est fait remarquer par son exemple pendant la période de combat du 18 au 20 juillet 1918. »

Eugène CHEDEVILLE

Né en 1895 à Villeconin (Yvelines)

 » Sergent excellent gradé s’est brillamment comporté à l’attaque du 29 octobre. Blessé mortellement en organisant la position conquise. « 

Victor MARMORAT

Né en 1887 à Paray (Saône et Loire)

Marmorat Machelen

« Exemple de sang-froid et de dévouement, toujours prêt à occuper les postes périlleux. Excellent chasseur d’un courage absolu, absolument sûr. 2 blessures « 

 

Albert MARTIN

Né à Fontaines (Saône et Loire) en 1885

 » Brancardier volontaire pour relever sous un feu violent son commandant de compagnie le lieutenant Villa, il tombait dans cette périlleuse mission. « 

André PRACHE

Né en 1894 à Beaucamp le Vieux (Somme)

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Gabriel VEAUX

Né en 1886 à Lyon

Veaux Machelen

 

Paul  BOURGEOIS

Né en 1898 à Housseras habitant à Jeanménil (Vosges)

Bourgeois Machelen

 

Ernest PILLET

Sergent Né en 1897 à Mers sur Indre (Indre)

Henri SURDIEU

Sergent né en 1898 à Paris

Jean Louis DESCHAMPS

Né en 1889 à Poissy (Côte d’Or)

Hubert SERVAIS

Né en 1898 à Villiers-Louis (Yonne)

Albert GARNIER

Né en 1898 à Viviers le Gras (Vosges)

 

Morts Pour La France suite de maladie contractée en service :

Antoine RAVEL

Né en 1898 à Montmorin (Puy de Dôme)

Décédé à l’hôpital à Gravelines le 24 octobre 1918

59 - Gravelines - Sépulture RAVEL Antoine

 

Jean ILLANNES

Né en 1882 à Prignac (Gironde)

Décédé le 15 novembre 1918

Jean SERVEL

Né en 1898 à Vorey (Haute Loire)

Décédé au Puy en Velay le 28 octobre 1918

Servel Le Puy2

 

Léon  DURET

Né en 1896 à Aubervilliers (Seine)

Décédé le 6 février 1919 (blessure et maladie)

Duret Beauvais2

 

Francis JACQUET

Né à Paris en 1897

Décédé le 10 décembre 1918 (blessure et maladie)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La dernière offensive

A l’issue de cette dernière offensive le Bataillon reçut sa deuxième citation à l’Ordre de l’Armée :

«  Le 43e Bataillon de Chasseurs à Pied, vaillant bataillon, modèle de discipline, d’allant et de bravoure qui, sous les ordres du Commandant Michelin, n’a cessé du 25 septembre au 29 octobre 1918 dans les Flandres, de fournir les plus grands efforts.

A contraint l’ennemi à se replier et l’a poursuivi avec la dernière énergie en atteignant d’un seul bond la rive gauche de la Lys.

Le 29 octobre malgré la faiblesse de ses effectifs a attaqué les positions défendues par un ennemi supérieur en nombre, les a enlevées de haute lutte, conquérant tous ses objectifs, capturant des prisonniers et des mitrailleuses. « 

23 octobre : A la poursuite de l’ennemi à Wareghem (Belgique Flandres)

Le colonel Dussauge commandant le 13e Groupe de Chasseurs met en ligne ses 3 bataillons : 41e, 43e et 59e bcp

26 octobre : Les reconnaissances offensives du 13e groupe gagnent du terrain sur la cote 28 et chassent l’ennemi de plusieurs fermes à l’est du Maalbeck

28 octobre : le 13e groupe reçoit l’ordre d’enlever les passages sur le Maalbeck. En 1ere ligne 41e et 43e, en reserve 59e.

Le 43e bcp a pour objectif la ferme de Gold Te Vald Kerkem, le moulin, le bois de Meerlan. Le terrain d’attaque est partout difficile, marécageux, coupé de ruisseaux larges et profonds. Les fermes et les moulins formant enceinte sont également entourés d’eau et de fossés fortement défendus. Leurs abords sont des pâturages où les clôtures de ronces font un véritable lacis.

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La ferme

 

 

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Le moulin

 

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Le bois 

Dans la nuit du 28 au 29 les dernières reconnaissances de terrain sont effectuées, des passerelles sont construites pour le franchissement des ruisseaux. Le 29 au matin après une courte préparation d’artillerie, les 7e et 8e compagnies attaquent au pas de course, précédées des pionniers qui jettent leurs passerelles. La 7e cie en plusieurs groupes aborde le moulin, se rue sur les défenseurs qu’elle capture. Puis à la nuit tombante, la 7e cie commandée par le lieutenant Westrich attaque la ferme perdant un tiers de son effectif mais réussit à la prendre.

La 8e cie en un bond rapide atteint les objectifs mais la situation des assaillants devient critique. La compagnie est prise à partie par les mitrailleuses, battue par un tir précis de 77, menacée par une contre-attaque par le bois. Il faut s’organiser, se terrer dans le marais, s’abriter dans les ruisseaux. Le commandant de compagnie lieutenant VILLA est tué. Les blessés et les brancardiers ont impitoyablement mitraillés par les boches et la compagnie doit garder ses blessés ou les emporter par le lit d’un ruisseau, de l’eau jusqu’au ventre. La 8e cie perd aussi un tiers de l’effectif mais conserve tout le terrain conquis.

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 Terrain découvert où est tombé le lieutenant Villa ainsi que le brancardier Albert Martin qui essayait de lui porter secours

Merci à Patrick Mestdag qui a retracé le parcours du 43e bcp en Flandres :

http://www.forumeerstewereldoorlog.nl/viewtopic.php?t=19209

 

Belgique 1918

Le 43e bcp attaque en Belgique dans le secteur d’Ypres au sein de la 164e DI et en liaison avec l’armée belge.

Le 26 septembre le 43e bcp quitte Calais à pied direction St Georges (25 kms) puis le 27 direction Killem (35 kms). Malgré la longueur des marches « le Bataillon reste plein d’entrain » (JMO).

Cantonnement du Lion Belge (route de Furnes à Ypres) Belgique :

Cabaret

Le bataillon progresse du point A (Killem) à E (Poellekapelle)  :

route

Le 3 octobre le bataillon s’installe au sud du carrefour de Sleyhague. Pendant l’installation l’ennemi bombarde très violemment par gros calibre le carrefour, la route et la ferme (point F sur la carte) :

route1 sleyhage

 

Le 5 octobre le 43e bcp relève aux avant-postes le 59e bcp (villages de Schichaek et Meibroomhoek point G. )  Effectif engagé : 450 hommes.

Crédit cartes : Patrick Metsdag

Le 13 octobre le 43e bcp est relevé il cantonne sur la route de Paschendaelle.

Chasseurs tués du 4 au 13 octobre :

Armand LOREAU

Né en 1898 à Larochemillay (Nièvre)

Albert BIETTE

Né en 1898 à Ay (Marne)

Biette Roulers

 

Hubert OLLMANN

Né en 1895 à Villers Rotin (Côte d’Or), vannier à La Chapelle lès Luxeuil (70)

Ollmann Roulers

 

Alexandre FOURNIER

Né à St Germer (Oise) en 1895

Fournier Roulers

 

Claudius BAUDIN

Né en 1881 à Benonces (Ain)

Baudin Lorette

 

Jean MUSSET

Né en 1884 à Dampierre (Vendée)

Albert GARNIER

Né en 1898 à Viviers le Gras (Vosges)

 

Le 18 octobre le bataillon poursuit son offensive sur la Lys, au moulin de Panders.

Chasseurs tués à Panders le 18 octobre 1918 :

François CRENN

né à Kermarc en Loqueffret, Finistère, le 31 mai 1891
cultivateur
26ème BCP passé au 43ème en juin 1918
Evacué blessé (plaie à l’abdomen par éclat d’obus) le 18 octobre 1918 à Panders en Belgique,  décédé le même jour

Crenn Potyze

Cité le 15 octobre 1918 à l’ordre du 13ème Groupe de Chasseurs :
« Au front depuis le début de la campagne, agent de liaison très dévoué pendant la période d’avant-postes du 5 au 12/10/1918. A assuré son service avec une complète insouciance du tir. »
Cité le 9 novembre 1918 à l’ordre du 43ème BCP :
 » Agent de liaison très courageux, blessé en portant un pli, au front depuis le début. »
 
 » Un peu avant sa mort il était venu chez ses parents à Kermarc en Loqueffret. A la fin de sa permission sa mère et sa jeune soeur ne voulaient pas qu’il retourne au front mais lui a répondu :   » La France m’attend  » en breton bien-sûr. « 
Merci à Y. Guichoux

 

Marcel GURY

Né en 1896 à Xertigny (Vosges)

« Sergent sous-officier de tout premier ordre, d’un calme et d’une bravoure légendaires. Est tombé mortellement frappé en entraînant avec un brio remarquable sa demie section à l’attaque devant Panders le 18 octobre 1918. Trois citations et une blessure antérieures. »
 
 Fernand BEYNIE

Né en 1896 à Paris

Pierre BOUCHARD

Né en 1898 à Dampierre sur Salon (Haute Saône)

« Très bon chasseur tué à son poste de combat le 18 octobre. »

Bouchard Roulers

 

Claude DUMOULIN

Né en 1881 à St Nizier le Désert (Ain)

«  Chasseur modèle de courage et de dévouement. Tué le 18 octobre au cours d’un assaut à la baïonnette en Belgique. « 

Dumoulin Machelen

 

 

 

 

 

 

 

Mont-Notre-Dame Aisne

Le 4 septembre 1918 la 164e Division d’Infanterie en liaison avec l’armée américaine attaque les positions ennemies à l’est de Mont-Notre-Dame. Le 43e bataillon de chasseurs franchit la Vesle et continue la progression jusqu’à Dhuizel.

Jusqu’au 16 septembre par des patrouilles et des reconnaissances audacieuses le bataillon conserve un étroit contact avec l’ennemi. Aux avant-postes le bataillon est soumis à un tir systématique de 200 obus de 88 et de 105 par jour.

Le village de Dhuizel est particulièrement bombardé par obus à gaz.

Dans la liste des tués  figurent :

Victor SONTAG

Né en 1898 à Saralbe (Moselle)

L’Aspirant René BOUCHé

Né en 1892 à Mareau aux Prés (Loiret), instituteur

« Gradé d’élite sans cesse sur la brèche et possédant la confiance entière de ses chefs et de ses hommes. S’est affirmé comme un brave dans tous les combats auxquels il a pris part. A trouvé une mort glorieuse le 5 septembre 1918. Croix de Guerre avec Palme. »

Bouché Braine

 

Joseph EVRARD

Né en 1883 à Wisembach (Vosges)

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Antoine GARAUT 

Né en 1890 à Nérondes (Cher)

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« Fusilier mitrailleur d’une grande valeur d’un courage et d’un calme parfaits s’est toujours fait remarquer par sa belle conduite dans les moments difficiles. »

« Brave caporal beau calme dans les moments difficiles. A été remarqué dans la conduite de son unité de fusiliers mitrailleurs. »

Garaut Braine

 

Etienne JOSSERAND

Né en 1894 à Monétier (Hautes Alpes)

Paul LOISEAU

Né en 1894 à La Petite Boissière (Deux-Sèvres)

« Chasseur d’élite d’une bravoure réputée toujours au 1er rang dans les moments difficiles. Après avoir donné pendant toute la campagne la valeur de son héroïsme, est tombé glorieusement pour la France le 5 septembre 1918. Croix de Guerre avec Palme. »

Loiseau Braine

 

Lieutenant Marcel LEBOIME

Né en 1893 à St Dié (Vosges)

« Officier de grande valeur a toujours rempli les missions qui lui ont été confiées avec zèle courage et sang-froid. Bel exemple du devoir. Mortellement blessé à Dhuizel le 11 septembre 1918. »

Eugène LECOMTE

Né en 1897 à Anrosey (Haute Marne)

« Jeune chasseur très courageux et très dévoué, s’est distingué par son courage et son sang-froid pendant un violent bombardement. »

 

 

Le Bois de la Tournelle

24 juillet : le Bois de la Tournelle

Citation du sergent Clément Feuillebois :

« Le 24 juillet au soir a récupéré une tranchée momentanément abandonnée et au petit jour a repoussé sans faillir une attaque allemande en faisant subir des pertes à l’adversaire. »

26 juillet à 3h attaque de la cote 228 en partant de la lisière sud du Bois de la Tournelle. La progression du bataillon est ralentie par de véritables concentrations de tirs d’artillerie et de mitrailleuses ennemis car son mouvement est très en flèche. La pluie tombe à torrent. Le commandant Michelin n’en continue pas moins l’attaque en profitant des premières lueurs du jour en se faisant appuyer par une section de chars d’assaut de l’AS 323 8e BCL 503e RAS (régiment d’artillerie spéciale). Il enlève le Bois de la Tournelle, les Plâtrières et prend pied dans le Bois des Préaux.

27 juillet à 3h la cote 228 est occupée. A 16h le Bois des Préaux est pris.  Une reconnaissance atteint la Ferme de la Folie, se heurte aux Allemands à Villers-sur-Fère.

28 juillet : relève par un bataillon américain.

29 juillet : cantonnement à Saint Quentin réorganisation des unités.

Les Chasseurs tués au Bois de la Tournelle :

Antoine CANDY

Né en 1881 à Izieu (Ain)

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Abel CORBOLIN

Né en 1888 à Bains (Vosges)

 » Adjudant chef de section du plus bel allant donnant en toutes circonstances le plus magnifique exemple d’énergie et de résolution. Tué en enlevant une position le 26 juillet 1918. »

Michel JEANDET

Né en 1890 à Chantenay (Nièvre)

«  Caporal d’une énergie surhumaine et d’un esprit de devoir total, faisant l’admiration de ses chasseurs. Tué le 26 juillet au cours d’un assaut victorieux. Deux blessures antérieures. Croix de Guerre avec Palme »

« Le 31 mai capturé par un ennemi déguisé, s’échappait et rejoignait sa faction malgré un feu violent de mitrailleuses.  » 

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Justin dit Jules JEANNIN

Né en 1889 à Corcelles les Monts (Côte d’Or)

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«  Caporal mitrailleur aimé et admiré de tous pour sa bravoure légendaire, intrépide, toujours au premier rang avec un mépris absolu du danger. Cinq fois cité pour sa vaillante conduite. A trouvé la mort des braves le 26 juillet. Tombé glorieusement sur sa mitrailleuse en la portant en avant pendant l’attaque des positions ennemies au Bois de la Tournelle. »

 

Jules LAMORET

Né en 1886 à Tossiat (Ain)

 » Chasseur d’un courage remarquable, blessé à Rancourt en 1916, blessé à Craonne en 1917, tué le 26 juillet 1918 à son poste de combat. »

Jean Baptiste de PERETTI

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Né à Levie (Corse) en 1896

Lien vers l’article sur :

J.B. de Peretti

 

Louis STEUX

Né à Auxerre (Yonne) en 1898

Bernard CHARBONNIER

Né à Blaignan (Gironde) en 1885

Charbonnier Meaux

 

Camille SAVARIN MARESTAN

Né à Brenod (Ain) en 1881

« Très bon chasseur a donné de nombreuses preuves de son excellent esprit de devoir au front depuis le début de la campagne. »

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La Marne 1918 suite

 

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Carte de la progression du bataillon de Chevillon à Priez et Sommelans

19 juillet : Progression vers Priez.

Le 43ème BCP doit commencer son mouvement avec le masque, l’ennemi ayant littéralement noyé le Rû d’Alland sous les gaz, il enlève Montmanjeon et Priez mais une panique des bataillons américains au centre du dispositif ralentit son avance qui se heurte à une position allemande établie sur la croupe descendant de la cote 184 sur Priez. Malgré de violents bombardements, cramponné au terrain, le 43ème se maintient malgré de nombreuses pertes en tués, blessés et intoxiqués.

 Butin : 1 batterie d’artillerie 12 minen 17 mitrailleuses + 100 prisonniers.

A 14h : toutes dispositions sont prises pour recevoir les Boches sur tout le front du Bataillon.

A 19 h : le Cdt Michelin monte une attaque brusquée avec une section de chars.

A 20h : le Bataillon a progressé d’1 km en avant de Priez vers Sommelans, en avance sur ses voisins de droite et de gauche

A 21 h : le Bataillon est arrivé à proximité de Sommelans sous un feu très dur de 150 et de 210 et à travers une grande quantité de gaz. Les Boches ont une artillerie terrible. Une grosse bataille est déclenchée au sud de Sommelans. La lutte est chaude.

A 22 h : fin de la bataille. Le Bataillon arrêté à proximité de Sommelans organise la position conquise, très fatigué après cet effort.

 

20 juillet : Dès la pointe du jour, le 43ème a commencé le nettoyage de Sommelans. Il doit livrer un combat de rue et s’empare du village maison par maison.  Le Bataillon se maintient tout le jour sous des bombardements et des contra-attaques prolongées jusqu’à la nuit. 15 prisonniers et plusieurs mitrailleuses boches retournées. 

Le Bataillon se porte en avant de la 47ème D.I. Le Bataillon arrêté par des tirs de mitrailleuses attend la progression de la 47ème D.I. Le 59ème BCP et les Américains sont arrêtés

Marmitage intense sur Sommelans. Le Bataillon est extrêmement fatigué et souffre beaucoup.                 

Le 21 juillet, dans la chaleur montante de la 9ème heure, le Bataillon, relevé au point du jour, défile lentement puis s’arrête au pied des ruines de St Gengoulph. Il est réduit de moitié, à bout de souffle et de nerfs, fourbu.

 Pertes des 20 et 21 juillet :

René BOISSIERE

Né en 1888 à Paris

Louis DELAGLOYE

Né à Boult sur Suippes (Marne) en 1898

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Hermand MARTIN

Né à Commenailles (Jura) en 1885

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Jean MARTINI

Né à Corte (Corse) en 1896

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« Chasseur d’un courage intrépide. Volontaire dans toutes les missions périlleuses, donnant toujours à ses camarades le plus bel exemple. Tombé glorieusement sur la position conquise après avoir fait pendant l’attaque l’admiration de tous. » Croix de Guerre avec Palme

Antoine MORIN

Né à Vauxrenard (Rhône) en 1886

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Claude NICOLAS

Né en 1890 à St Julien (Rhône)

 » Caporal du plus beau courage. Tué le en entraînant superbement à l’assaut son groupe de combat devant Priez.  » Croix de Guerre avec Palme

Alexandre SELONE

Né à Dijon en 1888

« Adjudant modèle accompli d’esprit du devoir et de froide résolution. Attitude admirable le 18 juillet jour de la bataille. Tué le 19 juillet alors qu’une progression audacieuse de la section qu’il entraînait avait determiné l’enlèvement d’un solide point d’appui. «  Croix de Guerre avec Palme

Pierre BURET

Né à Semant (Côte d’Or) en 1897

Alfred CARRAY né à Saulieu (Côte d’Or) en 1896

Citation du 4 juin 1917 : « Chasseur d’un calme et d’un courage au dessus de tout éloge attaqué dans un poste d’écoute par une patrouille ennemie, l’a mise en fuite en lui faisant subir des pertes. »

Citation du 31 juillet 1918 : «  Brave agent de liaison, belle conduite au cours des combats du 18 et 19 juillet. »

Lucien CHOURLET

Né à Marcq (Yvelines) en 1891

 » Agent de liaison, s’est dépensé sans compter les 18, 19 et 20 juillet 1918 en assurant des liaisons périlleuses et fait 4 prisonniers. A été tué pendant l’action. « 

Claudius COLLET

Né à Serrières de Briard (Ain) en 1886,

sergent chef de pièce à la compagnie de mitrailleuses

«  Sous officier très courageux tombé face à l’ennemi pendant une attaque contre des positions fortement retranchées. »

Louis DUMONT

Né en 1889 à Chevigny en Vallière (Côte d’Or)

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«  Chasseur aux Grenadiers d’Elite d’un allant et d’un courage admirables. Très belle attitude en toutes circonstances en particulier le 17 avril 1918. Chasseur courageux tombé à l’ennemi pendant l’attaque du 19 juillet 1918. »

 

Gaston FALLET

Né en 1898 à Nesles la Montagne (Aisne)

François GENTIL

Né en 1884 à Cessy (Ain)

Gentil NSF2

«  Très bon chasseur agent de liaison à la compagnie de mitrailleuses tombé face à l’ennemi pendant une attaque contre des positions fortement retranchées. »

Edouard GEROME

Né en 1898 à Lepanges (Vosges)

Theophile JOUANIN

Né en 1890 à Saxi-Bourdon (Nièvre)

Henri LAFON

Né en 1899 à Paris, sergent

 » A fait preuve aux cours des derniers combats d’un beau courage et d’un rare sang-froid notamment en allant au devant de nos lignes sous le feu capturer 2 mitrailleuses ennemies. Tué à la tête de sa section en montant à l’assaut d’un village le 20 juillet 1918. »

Lafon Neuilly St Front

 

André MARTIN

Né à Cherigny (Côte d’Or) en 1889

Martin André Soupir

 

Jean PILORGE

Né à Maltat (Saône et Loire) en 1886

 » Bon et brave caporal a donné un exemple constant du devoir en entraînant courageusement ses chasseurs à l’attaque des positions ennemies. »

Pilorge Chambry2

 

Paul SUILLEROT né en 1888 à Flavigny (Côte d’Or)

Robert BEAUDELIN

Né en 1896 à Duclair (Seine Maritime)

Joseph MOREAU

Né en 1886 à La Cornainville (Seine Maritime)

Moreau Meaux

 

Felix CHIARAMONTI

Né en 1888 au Quesnoy (Nord)

blessé le 19 juillet mort des suites de blessures le 23 juillet

 

 

 

Bataille de la Marne 1918

18 juillet 1918 Bataille de la Marne

«  A l’attente des derniers jours qu’obsédait malgré tout le souvenir de la surprise de l’Aisne, à la précipitation de la mise en place, ont succédé la tranquille acceptation et le souci tout court de la bonne conduite des unités. Au fond, depuis un mois, nous vivions impatients de partir à l’offensive, de décoller des réseaux avancés de la capitale où nous avait acculé le repli récent… On nous en avait retirés fourbus, diminués, stupéfaits ; mais découragés ! Jamais.

Tout de même, cette attaque, ordonnée brusquement, ici, sans grands moyens d’artillerie, n’était pas sans nous inquiéter. Mais le terme « attaque générale » porte toujours en soi une force propre, communicative ; et puis, des unités américaines allaient pour la première fois, combattre à nos côtés, celles-là mêmes qui participaient hier à nos manœuvres ou qui fêtaient avec nous le 14 juillet. « 

Commandant Michelin – « Présents »

Suite à cette offensive le 43e bcp reçut sa première citation à l’ordre de l’Armée :

«  Durant toute cette offensive, le 43e bataillon qui a eu la chance de conserver à sa tête le Commandant Michelin, officier supérieur de tout premier ordre, a exécuté une série d’opérations dont certaines avec coopération de chars d’assaut, qui mériteraient d’être citées comme des modèles de la tactique de détail des champs de bataille. « 

Lt Colonel Dussauge commandant le 13e Groupe de Chasseurs

  » Le Bataillon vient une fois de plus de se battre rudement pour reprendre le terrain perdu, en redescendant cette fois le calvaire monté du 29 mai au 4 juin. Tout le monde s’est conduit de manière brillante et le Bataillon s’est montré entre tous digne de la victoire qui nous sourit. « 

Commandant Michelin

 » Puis, au moment où l’on espérait être envoyé au vrai repos, vite, en auto, on nous a transportés pour l’offensive du 18 juillet. En cinq jours nous avons avancé de 15 kms mais nous avons perdu du monde : les Lieutenants Blum, Harasse et Fresson. Le Capitaine de Gouvello a eu son cheval tué sous lui… »

Récit du Chasseur Donville

 chevillon

 Chevillon

18 juillet 1918  – Le Bataillon se place en avant-postes à l’est de Chézy-en-Orxois. La mise en place des unités se fait sous un orage d’une violence extrême. 

Les objectifs du bataillon sont : 1° la route Chevillon-Monnes 2° Montmanjeon 3° Sommelans 

En 1ère ligne à gauche 9ème compagnie et Section de Mitrailleuses 

A droite 8ème Cie et SM en soutien 7e Cie et 2 SM, Groupe Franc et Pionniers 

A 4h15 : déclenchement de l’attaque appuyée par une section de chars :

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Char Renault FT et Chasseur du 43e bcp – Bataille de la Marne 1918

   D’un seul bond le Bataillon arrive à l’est de Cointicourt sur la route Chevillon-Monnes. Le 1er objectf est atteint malgré le barrage et les feux de mitrailleuses.

 La progression continue. 50 Allemands faits prisonniers.

A 7h : 2ème objectif presque atteint, la progression est gênée par le retard du 54ème BCA.

Nombreux prisonniers, capture de 3 mitrailleuses 2 mortiers + 1 batterie d’artillerie. Progression sur Montmanjeon.

A 13h : progression arrêtée par un nid de mitrailleuses et un canon sur la croupe entre Cointicourt et Breuil. L’avance devient impossible sans l’appui de la 47ème DI.

A 14h : une tentative de progression à l’est du pont de Cointicourt est arrêtée par des tirs serrés venus du nord du Rû d’Allan.

A 18h : la 47ème DI avance, le Bataillon est engagé sur la crête des Boqueteaux

Un bataillon américain se met en place, le Commandant Michelin prend avec lui le Commandant de ce bataillon.

soldat us

Soldats américains – dessin de P.A. Bouroux du 43e bcp

 

Pertes de la journée : 2 officiers tués 15 chasseurs tués 54 blessés.

Lieutenant Blum

Cliquez sur le lien vers l’article sur le lieutenant Maurice Blum

 

Lieutenant Maurice HARASSE

Né en 1888 à St Dié (Vosges)

Harasse NSF

Fernand BARANGER

Né à Marçay (Indre et Loire) en 1892

Baranger NSF2

 

Georges BAUDEWYNS

Né en 1895 à Avrechy (Oise)

Blessé le 18/7 Mort des suites de blessures le 29 août 1918

 » Fusilier mitrailleur d’un courage et d’un allant remarquable. Blessé grièvement en abordant une mitrailleuse ennemie près de Chevillon. »

Pierre DELMAS

Né en 1892 à Montauban (Tarn)

Delmas NSF2

 

Emile FLAMBEAU

Né en 1898 à Paris

Maurice GALLIEN

Né en 1895 à Safres (Côte d’Or)

Antoine GOURDY

Né en 1890 à Germigny (Cher)

 » Sergent sous-officier d’élite d’une bravoure légendaire. Après avoir montré pendant toute la campagne la valeur de son héroïsme a trouvé une mort glorieuse le 18 juillet 1918 en se portant avec sa vaillance habituelle à l’assaut des positions ennemies devant Chevillon. « 

Croix de Guerre avec Palme

 

René JACOB

Né en 1896 à Orcevaux (Haute Marne)

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Jacob NSF2

 

Raymond DACHICOURT

Né à Wimille residant à St Martin-Boulogne (Pas-de-Calais)

Auguste JEUDY

Né en 1896 marinier à Gray (Haute Saône)

Jeudy Chambry2

 

Pierre MOTHERON

Né en 1897 à Pitgam (Nord)

Louis PELLIER

Né à St Denis d’Orques (Sarthe) en 1888

Nestor POUILLE

Né à Denain (Nord) en 1890

 » Adjudant chef de section d’une bravoure remarquable. Tombé glorieusement en entraînant dans un élan superbe tous ses chasseurs à l’attaque devant Chevillon. »

Pouille NSF3

 

Guillaume REAL

Né en 1895 à Eaunes (Haute-Garonne)

Charles TIRAND

Né en 1898 à St Jean de Beauregard (Seine et Oise)

Marcel REBOUILLAT

Adjudant, né à Paris en 1889, gardien de la Paix à Paris

Rebouillat Vanves3

 

 

Entre Rocourt St Martin et Bussiares

Les chasseurs du 43e bcp tués entre le 30 mai et le 2 juin 2018 entre Rocourt St Martin et Bussiares :

 

Adolphe CORREARD

Né à Paris en 1897

Correard St Maur

 

Henri DUGUE

Né à Bois de Céré (Vendée) en 1892

Dugue neuilly st front

 

Jean HUARD né à Coulaures (Dordogne) en 1889

Marcel LEMEUNIER né à Paris en 1897

Pierre MILLOTTE né à Breuchotte (Haute Saône) en 1879

Francisque RIVAT né à Tenay (Ain) en 1888

Lucien BLANCHET né à Vandeuvres (Indre) en 1897, élève-maître à l’Ecole Normale de Chateauroux

 

Goujon NSF2

André GOUJON né à Laizy (Saône et Loire) en 1884, ordonnance du capitaine Roy

 

Auguste GUILLIER né à Chaumont le Bois (Côte d’Or) en 1884

 

Jeandenans NSF

Camille JEANDENANS né à Fourg (Doubs) en 1886

 

Jean Louis MANIGAND sergent né à Chalamont (Ain) en 1882

Cité à l’Ordre de l’Armée :  « Le 16 juin 1917 a contre attaqué avec sa section a atteint son objectif et construit sous le feu de l’ennemi un barrage de boyaux qu’il a gardé toute la nuit sous un violent tir de grenades. »

Eugène PONCET né en 1883 à St Germain de Joux (Ain)

Honoré PORRE né en 1883 à Nans (Var)

 

Theret NSF

André THERET né à Beaulieu (Indre et Loire) en 1898

 

Vion neuilly st front2

Jean VION né à St Martin (Saône et Loire) en 1891

 

Pesson Braine

Louis PESSON né à MENETOU SALON (Cher) en 1889

 

fonteny saints           FONTENY2 (3)

Aristide FONTENY né en 1896 à Villiers au Bouin (Indre et Loire)

Merci à Hélène Poilvilain pour les photos

 

SLt Fresson

Sous-Lieutenant Max FRESSON

Voir l’ article du site du 43e bcp : Max Fresson

 

Louis BADILLER né à Huismes (Indre) en 1892

Jules GIBOULOT né à Champignolles (Côte d’Or) en 1894

 

Mercier Pierre Chateau Thierry

Pierre MERCIER né à Charroux (Vienne) en 1892

 

Felicien Remy

Félicien REMY né à Arrentes de Corcieux (Vosges) en 1887, mitrailleur

« Chasseur calme et résolu, a assuré le service de sa pièce avec un sang-froid remarquable et contribué au transport du matériel sous un tir violent de mitrailleuses. Tué à son poste de combat par éclat d’obus le 2 juin 1918 à Bussiares. »

Merci à Laurence Tourot pour la photo :

« Il était le parrain de ma grand-mère. Elle l’aimait bien et se souvenait de l’annonce de son décès quand elle avait 9 ans et du chagrin qu’elle en avait éprouvé. »

 

Rignault Soupir

Adolphe RIGNAULT né en 1882 à Saulieu (Côte d’Or)

Louis ROSSIGNOL né en 1889 à Ste Marie la Blanche (Côte d’Or)

 

Viard Chateau Thierry

Emile VIARD né en 1883 à Gémeaux (Côte d’Or)

Julien PREAU né en 1884 à Mehun (Cher)

 

 

 

La bataille de l’Aisne

 27 mai 1918

Les Allemands lancent leur grande offensive vers Paris en prenant le Chemin des Dames. Le front est enfoncé de Reims à Vailly sur Aisne.  Le 29 mai Soissons est pris.  Les Français s’efforcent d’organiser des lignes de défense pour ralentir les Allemands.

Le 28 mai le 43e bcp est engagé à Rocourt St Martin pour faire face à l’offensive aux côtés du 59e bcp et du 12e régiment malgache. Il tient un front de 1,5 km devant un ennemi victorieux dont il arrête 5 attaques acharnées.

Le 31 mai il a gardé tout son terrain quand il reçoit l’ordre de repli sur Grisolles. Une rupture de notre ligne aux ailes a provoqué un encerclement complet du bataillon.  A un officier capturé les Allemands avaient dit :  » Votre bataillon est pris tout entier il n’a plus un trou pour passer. »

Plus de 200 chasseurs sont fait prisonniers mais le bataillon réussit à se replier en combattant, souvent au corps à corps, pour s’établir sur une nouvelle ligne de défense. Se replier sous un feu intense avec des Allemands partout relève presque d’une mission impossible. Les Chasseurs sont physiquement anéantis. La limite de la résistance humaine semble atteinte.

Du 1er au 3 juin il est réengagé entre Bussiares et Licy-Clignon. Dernier en ligne, il est relevé et va cantonner à Nanteuil sur Marne le 5 juin.

Position du 43e bcp le 30 mai :

Carte_journ_e_du_30_mai_1918

Legende_carte_journee_du_30_mai_1918

Position du 43e bcp le 31 mai :

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