Les brancardiers

Georges FOUSSET

aumônier brancardier

 


Merci à Christian Samé son petit-neveu

 

Né au Creusot le 5 décembre 1884

Licencié ès-lettres en 1906

Ordonné prêtre en 1910

Mobilisé au 43ème BCP en août 1914

Aumonier régimentaire en juillet 1915

 

Blessé le 1 septembre 1915 par éclat d'obus au cimetière de la Neuveville lors de l'inhumation de deux chasseurs du bataillon.

Cité à l'ordre de la 133e DI le 9 juillet 1916 (Alsace) :

" Chasseur discipliné et brave, d'un dévouement à toute épreuve. Devenu brancardier après une année passée dans une compagnie. Blessé en accomplissant son ministère de prêtre. Au cours d'un bombardement violent s'est porté bravement au secours de ses camarades blessés. "

 Cité à l'ordre de la 4eme Brigade de Chasseurs le 1 octobre 1916 (la Somme) :

"D'un dévouement absolu et sachant remplir à travers toutes les difficultés les missions délicates et périlleuses qui lui sont confiées. S'est particulièrement distingué dans la relève et l'identification des morts malgré de violents bombardements. Déjà cité. "

 Cité à l'ordre de la 4ème Brigade de Chasseurs le 1 novembre 1916 (la Somme) :

"Beau caractère, dévouement absolu. S'est dépensé jusqu'à l'épuisement pour rechercher, panser et consoler les blessés. "

 Cité à l'ordre de la 164ème Division le 1er juillet 1917 (chemin des Dames) :

" Brancardier animé d'un esprit du devoir admirable, volontaire pour toutes les missions périlleuses. S'est particulièrement distingué les 16 et 17 juin 1917 en relevant les blessés sous un violent bombardement. Déjà 3 fois cité. "

 Cité à l'ordre du Bataillon le 26 juin 1918 :

" Prêtre brancardier exemple superbe d'abnégation totale et d'absolu dévouement dans la relève des blessés du 30 mai au 3 juin. "

 Cité à l'ordre de l'Armée le 20 septembre 1918 (la Marne) :

" Du 18 au 20 juillet 1918 relevait les blessés de jour et de nuit sous le feu le plus violent ; sauvait ainsi la vie à un grand nombre de ses camarades. Magnifique exemple de dévouement total, faisant l'admiration du Bataillon tout entier. Déjà 5 fois cité. "

Décoré de la Médaille Militaire, Chevalier de la Légion d'Honneur

Directeur de la maîtrise de la cathédrale de Dijon en 1927

 

 

 

 

Jules DUNAND

 

 

 

" Prêtre dauphinois d'une force herculéenne et d'une foi d'apôtre "

 Né le 20 octobre 1884 à St Jean de Belleville en Savoie

 Vicaire de la cathedrale de Moutiers 

 Aumônier brancardier volontaire au 43e bcp


  Blessé le 30 juin 1916 au Schonholz

 Cité à l'ordre de la Division le 9 juillet 1916 :

 " Sous un bombardement des plus violents s'est précipité au secours de camarades blessés. A été blessé dans l'accomplissement de sa mission et refusa d'être évacué. "

  Cité à l'ordre de l'Armée le 25 septembre 1916 

" Brancardier d'un dévouement sans borne, le 3 septembre 1916 sous un bombardement effroyable, apercevant deux blessés menacés d'écrasement par obus, renvoie son équipe pour ne pas l'exposer et va, seul, prendre les deux chasseurs qu'il rapporte, un sous chaque bras, au nid de blessés. "

 

 Blessé le 8 octobre 1916 à Rancourt dans la Somme lors de l'effondrement du poste de secours

 Décédé le 21 octobre des suites de ses blessures à l'hôpital d'évacuation de Marcelcave

 

Décoré de la Médaille Militaire le 25 decembre 1916 avec la citation :

" Brancardier d'un courage et d'une abnégation au dessus de tout éloge, allant de jour comme de nuit jusqu'au devant des premières lignes et malgré les feux d'infanterie et d'artillerie chercher les blessés et les porter en lieu sûr. Dans la période du 4 au 8 octobre grâce à sa bravoure et à son mépris du danger a sauvé à lui seul plus de vingt blessés graves. "

 

 Récit du Commandant Michelin

Bois de St Pierre Vaast, Rancourt, 7 octobre 1916 :

 " Au poste de secours à 5 mètres sous terre, la chute des obus de 210 inquiète terriblement. L'angoisse vient aussi lorsqu'on apprend l'écrasement d'un abri semblable tout proche...

 Le 7  vers 22 heures  Dunand paraît au P.C. Le large front carré garde toute son énergie mais l'homme est épuisé, il frissonne...

 

 - " Mon pauvre ami vous êtes trempé jusqu'aux os et vous tombez de fatigue.

- " Oui mais cela n'a pas d'importance...Mon Commandant, le poste de secours est intenable ; on n'en sort qu'avec une peine infinie et puis dans le fond les gens commencent à s'affoler aux explosions qui font trembler la terre."

 - " C'est vrai mais il n'y a pas d'autre abri. Rien à faire. "

 - " Oui, rien à faire...Je rejoins mon poste. "
 

Le 8 au petit jour un homme fait irruption dans le P.C. : " le poste de secours est détruit. "

Un escalier reste intact, par où s'échappent des écloppés, par où deux brancardiers hissent les grands blessés. Le médecin et le brancardier prêtre sont tous deux grands blessés. Dunand sort le dernier, sur un brancard, du poste où depuis la veille on tremblait.

Un mois plus tard les chasseurs apprendront, consternés, la mort de celui qui avait sauvé tant de leurs camarades.

 

 


Inhumé à la NN Les Buttes à Marcelcave

Merci à Michel Martin 

 
Alfred SOUVERAIN

Brancardier
Vigneron à Ahuy (Côte d'Or)
Blessé au poste de secours en même temps que l'abbé Dunand
Décédé le même jour (21 octobre 1916) des suites de ses blessures


Elisée GENEVEY

Brancardier

 

 

  Merci à René Genevey son petit-fils

 

Né le 7 octobre 1881 au Berthiand hameau de Volognat dans l'Ain décédé en 1974 au même lieu, cultivateur

 Blessé le 5 octobre 1916 à Rancourt dans la Somme

Blessé le 12 janvier 1918 en service commandé.

cité à l'ordre du bataillon le 15 novembre 1916 :

" Brancardier d'un dévouement qui ne se relâche jamais. Dissimulant sa fatigue accomplit silencieusement les tâches les plus pénibles. Ramenant un blessé sous un violent bombardement a été atteint lui-même par un éclat d'obus. "

 

Carte envoyée à son épouse le 7 septembre 1914 :

 





Paul ECHAILLER



Né en 1883 résidant à Ahuy (Côte d'Or)
Blessé le 1 septembre 1915
"Brancardier zélé et dévoué blessé en procédant à l'inhumation de camarades."
Blessé le 2 juin 1918
" Brancardier très courageux blessé en se portant au secours d'un camarade"

Le 11 novembre 1960 devant le monument aux Morts d'Ahuy l'abbé Fousset ancien aumônier du bataillon lui remet la Légion d'Honneur :



Merci à Alexandra Echailler son arrière petite-fille